Le moins que l’on puisse dire, c’est que la presse guinéenne reste toujours le cadet des soucis du chef de l’Etat guinéen. La subvention à la presse privée (radio, télévision et site internet) est un droit consacré par la loi guinéenne en vigueur. Ce, depuis le temps du feu président, général Lansana Conté. Pour permettre aux medias d’améliorer les conditions de travail dans les rédactions.

A la mort de celui-ci, capitaine Moussa Dadis Camara avait porté la subvention à 3 milliards, soit un milliard pour la presse en ligne, un pour la presse écrite et un pour la presse audiovisuelle. Nous étions en 2009. Ce qui était une nouvelle première dans l’histoire des medias en Guinée.

En 2010 avec la transition dirigée par le général  Sékouba Konaté pour la tenue de la présidentielle, la presse n’a pas eu de subvention.

En 2011, arrive Alpha Condé aux affaires. Il a  catégoriquement refusé de donner la subvention à la presse. Il a fallu de nombreuses démarches comme si la presse lui quémandait pour qu’il accepte de payer.

En 2015, avec comme argument,  la maladie Ebola, Alpha Condé a refusé de payer. Il a attendu 2016 pour payer les 3 milliards de 2015.

Justement pour 2016 selon une source proche de la HAC, haute autorité de la communication, le président Alpha Condé a revu cette subvention à la baisse. Ça sera deux milliards. C’est du moins ce qui se trouve dans la loi des finances.

La question qui taraude les esprits est donc de savoir comment la presse privée (radio, télévision et site internet) se tiendra dans le partage avec cette maudite somme.

Le nombre de site pris en compte  cette année  avoisine 200 sites, la presse écrite est plus de 100 titres répertoriés et les radios et télévisions  privées avoisinent aussi les 50. Le tout pour 2 milliards de GNF.

Pourtant, le président Alpha Condé aime comparer la Guinée aux autres pays d’Afrique de l’ouest.

Alors  Monsieur le président, une petite comparaison entre la subvention accordée aux medias en Côte d’ivoire par Alhassane Dramane Ouattara, au Mali par Ibrahima Boubacar Kéita et celle accordée aux medias de votre pays.

Guineelive