Le premier vice-président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée ne partage pas l’avis de  l’opposition guinéenne sur la manifestation  qu’elle compte  organiser  le  04 août prochain. Bah Oury, puisqu’il s’agit de lui, a annoncé son avis contraire ce vendredi 15 août 2016, au cours d’une conférence de presse à la maison des journalistes de Guinée.

Selon lui, la manifestation est un acte constitutionnel et qui doit être le dernier recours à une réclamation.

« J’étais président de la commission d’organisation de la manifestation du 28 septembre 2009 au compte des forces vives de Guinée. Avant cette manifestation, les mois d’avril et mai 2009, le doyen Jean Marie Doré et moi avions passé une nuit entière au camp Alpha Yaya pour rencontré le président Moussa Dadis Camara et  lui dire que la majorité des guinéens ne partagent pas son avis de rester au pouvoir. Comme toutes les voies ont été vaines, la manifestation a été organisée même si les autorités ont réprimé »

La manifestation dit-il doit être faite sur un fait fondé et d’utilité publique. « En 2004 avec le doyen Bah Mamadou,  nous sommes descendu dans la rue pour demander la libéralisation des ondes. Ceux qui sont à la tête de l’UFDG étaient dans le gouvernement à l’époque. Avec cette manifestation,  les guinéens ont eu gain de cause sur la libéralisation des ondes. Comme c’est un droit constitutionnel, il faudrait pas que les gens en abuse »

Avant d’ajouter : « Mais les gens pour  des intérêts personnels et partisans appellent à des manifestations qui font perdre des vies humaines. Je ne partage pas l’avis d’une manifestation en Guinée »

A en croire Bah Oury, le pays doit changer et se tourner maintenant vers un développement harmonieux : « Ce pays n’a pas besoin de trop de manifestation maintenant. Il faut que nous changeons pour que la Guinée soit attractive »

Daouda Yansané

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