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Dans un entretien accordé à votre quotidien en ligne ce mercredi 26 octobre 2016, le vice-président de la Coalition Nationale des Organisations de la société civile(CONASOC) et président de l’association guinéenne pour la défense des acquis démocratiques(AGUIDAD) Mohamed Ensa Diawara s’insurge contre les propos tenus par Dr Fodé Oussou Fofana, un des vice-présidents de l’UFDG dans lesquels il dit à la société civile de se taire. Ces propos ont été tenus lors de l’assemblée générale de l’UFDG à son siège le samedi dernier.

Selon Ensa Diawara « ce qui sont entrain de proférer des déclarations de va t’en guerre, c’est tant pis pour eux par ce qu’ils n’ont rien compris, le cas de Dr Oussou Fofana en fait foie quant il dit à la société civile de se taire, je croix qu’il est trop violant, il doit savoir qu’il est connu de tous, nous savons comment il est parvenu là, nous savons qu’il n’est pas politique, nous savons en matière politique il est bleue donc il doit faire attention aux citoyens. Il a été président de l’ordre des pharmaciens une entité de la société civile avant de parachuter dans un parti et nous savons pour quoi il est là, donc beaucoup de modestie de sa part envers la société civile ».

Avant de dire :« Aujourd’hui, nous assistons à beaucoup de velléités qui disent que la société civile défend ceci, la société civile ne défend personne, elle défend simplement les citoyens à la base. Pour preuve, la société civile ne présente aucun candidat. Nous encourageons plutôt la candidature libre des citoyens à la base, c’est tout, notre combat pour qu’à la base les conseillers de district et quartier soient redevables aux citoyens qui les ont mis en place, mais lorsque c’est un parti politique qui désigne un conseiller de quartier et de district il va de soit que ce conseil n’a de compte à rendre qu’à son mandant qui est son parti politique. Tout ça là biaisera le développement socioéconomique à la base par ce que là les citoyens ne se retrouveront pas en ce candidat qui a été désigné par un parti politique, d’ailleurs aucun critère n’a été défini par rapport à çà, c’est pourquoi la société civile s’est levé pour condamner énergiquement cette façon de faire »ajoute t-il

  1. Ensa Diawara a indiqué que l’objectif de la société civile, ce n’est pas d’occuper une place mais plutôt de sauvegarder la paix dans le pays, la société n’acceptera jamais la désignation des chefs de quartier ou de district qui créerait la pagaille dans les communautés à la base par ce que s’il y a la pagaille c’est les citoyens qui paient le plus lourd tribut. Les politiques eux, prennent la poudre d’escampette et laisser les citoyens dans la merde.

Les élections nationales sont exclusivement réservées aux partis politiques, il faut que les citoyens aient la possibilité de choisir librement leurs chefs et que les politiques respectent les citoyens en laissant les citoyens de quartier ou de district de choisir un de leur qui aurait beaucoup travaillé dans sa localité qui peut encourager les autres citoyens à œuvrer dans le sens du développement à la base, mais désigner un conseiller qui ne serait venu de nulle part, un étranger ou peu connu dans la localité par ce qu’il est militant d’ un parti politique, nous disons non à la désignation.

Le vice-président de la CONASOC a déclaré que la société civile n’acceptera aucune concession allant dans le sens de violer les lois de la république notamment le code électoral en vigueur et elle va user de tous les moyens légaux pour empêcher l’adoption de cet accord à l’assemblée nationale. Pour le faire le jeudi 27 octobre 2016, les acteurs de la société civile se rendront à l’esplanade du palais du peuple pour la signature de la pétition pour que tous les citoyens s’en approprient, elle a pris attache à l’INDH, à la cour constitutionnelle ainsi que l’assemblée pour qu’elles rejettent cette proposition.

Les députés étant les élus du peuple, Mohamed Ensa Diawara espère que ceux-ci ne pourraient en aucun cas accepter de violer les droits des citoyens à la base.

Il faut dire que pour l’instant la bataille s’annonce très ardue entre les acteurs politiques et la société civile sur la désignation ou non des chefs de districts et quartiers, là cour constitutionnelle et l’assemblée nationale sont mises en branle pour départager les deux parties, attendons de voir

Facinet Camara

655 76 50 79

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