Élections: la Guinée et le syndrome Congolais…

By on 25 juillet 2017
kin

Le comité de suivi des accords politiques du 12 octobre 2016 a tenu lundi tenez-vous bien sa 13è session. Avec en toile de fond, rechercher des voies et moyens pour appliquer correctement les accords politiques librement signés entre le pouvoir du président Alpha Condé et son opposition.

Mais depuis la signature de ces accords et la mise en place du comité de suivi, 13 sessions se sont  tenus sans que le moindre résultat ne soit disponible pour mettre sous la dent.

Hier lundi encore, les protagonistes de la crise guinéenne que son pouvoir et opposition, entourés de la communauté internationale représentée par les Nations-Unies, l’union européenne, les Etats-Unis et les partenaires techniques et financiers de la Guinée étaient autour de la table au petit Palais de Boulbinet pour la 13è session.

Au sortir de la rencontre, il faut dire que les lignes n’ont toujours pas boudées vers la tenue des élections locales en 2017 afin de permettre la tenue des élections législatives en 2018.

Les parties au dialogue politique selon le Ministre de l’Administration du Territoire et de la décentralisation, général Boureima Condé sont convenues de revenir avec des propositions concrètes lors de la  tenue de la 14è session du comité de suivi. Ce qui revient à dire qu’en 13 sessions du comité de suivi, rien de concret n’a été obtenu dans les négociations.

Pour ce qui est de la Commission électorale nationale indépendante, organe chargé d’organiser les élections au pays du président Alpha Condé, il faut dire qu’elle est en conflit avec ses propres contradictions: Une CENI à deux têtes avec d’un côté, Bakary Fofana et de l’autre Me Salif Kébé qui se disputent la tête de l’institution. Avec ces turpitudes,  l’on pourra bien se poser des questions: qui gère la CENI, qui va mobiliser des fonds, qui va signer pour débloquer des fonds auprès des banques qui se respectent quand même en matière de gestion des comptes, qui va rechercher des financements au nom de l’institution? Ces questions et bien d’autres sont pour le moment sans réponse et taraude les esprits.

Mieux, il ne faudra pas  surtout compter sur le chef de l’Etat et père de la nation guinéenne pour régler le problème ou trouver des solutions.

Le président Alpha Condé  puisqu’il s’agit de lui par manque de volonté politique selon certains analystes de la situation sociopolitique du pays laisse la situation pourrir pour ne pas qu’il y ait des élections en 2017.

Le chef de l’Etat parle beaucoup ces derniers temps dans les rencontres, c’est le cas samedi au palais avec Ie mouvement crée par Ibrahima Kassory Fofana et dimanche au siège du RPG avec l’union du Fouta Djallon pour le président Alpha Condé. Mais le chef de l’Etat  ne parle jamais d’élections encore moins de la chienlit qui règne au sein de la CENI.

Au contraire, Alpha Condé préside aux mamayas, parle de l’indépendance et la souveraineté de la Guinée et de l’Afrique, de non ingérence dans les affaires intérieures des pays africains: « Nous n’envoyons pas d’observateurs à Washington et à Paris pour observer les élections, pourquoi, eux nous envoie des observateurs pour observer nos élections », clame le chef de l’Etat guinéen.

Pourtant quand un certain Alpha Condé opposant au régime du général Lansana Conté voulait se présenter à la présidentielle de 1993, il avait réclamé la mise en place d’une structure indépendante pour gérer les élections. Ce n’est pas tout car le même Alpha Condé avait plaidé pour l’envoi d’observateurs étrangers, notamment occidentaux en Guinée pour surveiller la présidentielle de 1993 à la quelle il participait.

Dans cette situation, il y a soit la mauvaise volonté, le trou de mémoire ou encore  la sauvegarde des intérêts personnels. Dans l’un comme dans l’autre des trois cas, il faut dire que  la Guinée n’est pas loin du syndrome de la RDC, République Démocratique du Congo.

Naby Camara

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