Fête de l’indépendance : A quand le tour de Labé, Faranah et Kindia ?

By on 9 septembre 2017

Dans moins d’un mois, la Guinée célébrera les 59 ans de son accession à la souveraineté nationale. Cet instant est déterminant dans la vie d’une nation. C’est aussi un temps de réflexion sur ce qui est fait et ce qui reste à faire, l’heure des bilans.
Pour ainsi développer la Guinée à partir de la base, le Président Alpha Condé a jugé bon de rendre la célébration de la fête d’indépendance tournante avec la réalisation des infrastructures d’intérêt public (Blocs administratifs, résidences des autorités, villas des hôtes, écoles, marchés, maisons des jeunes, marchés, places des martyrs, gares routières, etc.)
Les festivités ont eu lieu dans les chefs-lieux des régions administratives avec ramification des réalisations aux préfectures qui relèvent du gouvernorat choisi dans la discrétion de l’initiateur de la fête tournante.
Mais, le hic est que pour la toute première expérience en la matière, c’est le gouvernorat de Boké qui a eu la chance de tomber dans l’esprit d’Alpha Condé. Hasard ou calcul politique ou encore l’attraction de la terre natale ? Allez le demander. Seule la ville de Boké à bénéficier d’infrastructures. Les préfectures de Boffa, Fria, Gaoual et Koundara ont été laissées pour compte. Pourquoi ? je n’en sais pas grand-chose.
Après Boké, la région forestière à travers le gouvernorat de N’Zérékoré a abrité la fête. A ce niveau, nombreux sont les observateurs qui ont déploré la lenteur des travaux. A la place des martyrs par exemple, les travaux ont continué le jour même de la célébration. Là-bas au moins les différentes préfectures ont vu des édifices poussés à la place des bâtisses coloniales.
Ce fut le tour l’année suivante de Mamou. Pour les travaux, entrepreneurs et gouvernement se sont accusés mutuellement sur le retard des chantiers. Malgré tout, la fête n’a pu se tenir à date. En plus de Mamou, Dalaba et Pita ont eu leur part de briques et ciments. Pour la fête, il a fallu que Kankan glisse sur la corde historique entre les deux Timbo de Kankan et de Mamou pour souhaiter auprès du chef de l’Etat que Mamou célèbre l’indépendance l’année dernière. Du constat général, les chantiers de Kankan n’étaient pas prêts.
A Kankan, depuis bientôt trois ans les chantiers trainent à pas de caméléon. A ce niveau, on accuse la situation économique du pays qui n’a pas permis aux entrepreneurs de se faire épauler par l’Etat après l’atteinte du niveau d’exécution des 50% sur fonds propres. L’autre remarque, objet de critiques des uns et des autres est la taille et l’enveloppe de réalisations des bâtiments de la région administrative de Kankan. « C’est le fief traditionnel du Président de la république. Ces gens-là n’attendaient que lui pour se développer. Ils ont souffert de leur soutien inconditionnel à la cause de leur champion. Ce sont eux qui disent ‘’RPC’’ », nous confie un jeune enseignant. Du coté de Kankan, les autorités affirment être prêtes pour la fête de cette année. Attendons de voir.
A trois ans de la fin du deuxième et dernier mandat du Président Alpha Condé, et surtout à cause des retards qu’accusent les travaux, nombreux sont ceux qui se demandent à quand le tour des gouvernorats de Labé, Faranah et Kindia et éventuellement de Boké encore (à cause des préfectures qui n’ont rien eu comme infrastructures).

Aly Badara CONDE

664 26 20 20

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