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Qu’on se le tienne pour dit. Que ça soit en Guinée, à Yakarka ou ailleurs, la banque centrale d’un pays est une institution respectable. Par ricochet, sa gestion   devrait être dans   des mains expertes. Pour le dire en un mot comme en mille, n’est pas travailleur de la banque centrale, qui le veut.

Même en Guinée du moins dans un passé récent, le recrutement des cadres  de la banque centrale était soumis à des critiques rigoureux où ne sont admis que ceux qui ont le niveau et pour cause. Chaque structure, institution ou discipline à un langage bien déterminé où ne peuvent déchiffrer que des initiés, et pas des cancres.

Cependant au pays du président Alpha Condé, c’est tout le contraire. Sinon, comment comprendre que Sanaba Kaba dont les prouesses pour parler même la langue française sont reconnues de tous peut être bombardée comme un cadre de cette institution respectable, à un niveau c aussi élevé comme le Conseil d’administration pour décider de la politique monétaire de la Guinée ?

A propos, il faut dire qu’avec le chef de l’Etat guinéen, on reprend les mêmes pour recommencer. Un Ministre débarqué aujourd’hui  du gouvernement doit simplement transformé le siège du RPG, parti au pouvoir en lieu de pèlerinage, notamment en assistant aux réunions hebdomadaires du parti.

Entre deux et quatre mois, l’ancien Ministre sera repris et bombarder de nouveau comme Ministre ou haut cadre de l’Etat. Avec Alpha Condé, c’est comme si le pays manquait de cadres.

Entre deux et quatre mois, l’ancien Ministre sera repris et bombarder de nouveau comme Ministre ou haut cadre de l’Etat. Avec Alpha Condé, c’est comme si le pays manquait de cadres.

Le cas du très controversé Ministre Ibrahima Kourouma est un exemple palpable. De l’éducation où ses dégâts sont incommensurables avec la désarticulation du système éducatif, il a été bombardé au Ministère  haut combien stratégique  que  l’habitat avec le truchement des cadres honnêtes, compétents et intègres. Le tout avec l’injustice, le vol des deniers publics, l’enrichissement illicite  et la mauvaise répartition des richesses nationales.

Alors avec Sanaba Kaba, Lounceny Camara et André Loua au conseil d’administration de la banque centrale,  ce n’est ni plus, ni moins que des récompenses politiques et non pour redresser une économie en dégringolade, soupire un cadre de la banque centrale.

Cette forme de gouvernance qui consiste à reprendre les mêmes pour recommencer ou en d’autres termes confier des postes juteux et de responsabilités aux personne de son clan, excusez du peu,  la très honteuse coordination mandingue n’annonce pas de lendemain meilleur pour le pays et pour cause. Des exemples ne manquent pas sur le continent.

Primo,  le Togo avec la dynastie Eyadema de père en fils avec 50 ans au pouvoir.

Secondo, le Gabon avec la famille Bongo qui a aussi plus de 50 ans au pouvoir.

Tiserso, le Zimbabwe avec un Robert Mugabé du haut de ses 93 ans qui trône sur le pays depuis l’indépendance en 1980, soit 37 ans au pouvoir.

Que dire de Blaise Compaoré au Burkina Faso ?

Dans ces cas comme dans biens d’autres,  c’est la frustration  des populations. La Guinée n’est pas une propriété privée, le pays appartient à  tous ses fils.

Encore une fois, qu’on se le tienne pour dit

Mohamed Soumah

 

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