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N’en déplaise au gouvernement et les syndicalistes qui semblent être dans sa gibecière, la grève des enseignants lancée par le camarade Aboubacar Soumah qui dit avoir agi conformément à la volonté de la base perdure. Pour le dire en un mot comme en mille, la grève reste très bien suivie.

  • Il est vrai que le banquier Abdoulaye Sow, patron du syndicat des banques s’est mis dans la danse avec des considérants  qui prennent acte de la déclaration du 06 Novembre 2017 du Bureau National du SLECG, portant sur la désolidarisation de la structure face aux remous sociaux poursuivis par les intéressés sur des sujets sans objet
  • Considérant que cette agitation est menée en toute illégitimité par le camarade Aboubacar SOUMAH, 2ème Secrétaire Général Adjoint du SLECG et son Secrétaire Administratif El hadj Abdoulaye Portos DIALLO
  • Considérant que ces agissements ne portent que sur des manipulations et des informations infondées véhiculées vers la base
  • Considérant que le SLECG a pris toutes ses responsabilités pour suspendre les intéressés
  • Considérant que malgré ces dispositions les intéressés continuent à distribuer des informations tendancieuses de nature à saper tous les efforts du mouvement syndical Guinéen à travers voie de presse et à publier des avis de grève à leur guise,
  • Au regard du vacarme que suscitent de tels agissements et la gravité de l’acte,

– Confirme et valide cette suspension des camarades Aboubacar SOUMAH et Abdoulaye Portos DIALLO du SLECG et leur interdit à compter de ce jour l’exercice de toute activité syndicale à travers le Pays.

Toutefois sur le terrain, la réalité est tout autre et tout porte à croire que Souleymane Sy Savané qui reste sous les escarcelles du pouvoir n’a aucune légitimité au niveau de la base.

En tout cas, la grève  perdure depuis lundi et reste bien suivie aussi bien à Conakry que dans le pays profond.

Aux dernières nouvelles, des instructions seraient données aux forces de défense et de sécurité pour mettre aux arrêts Aboubacar Soumah et de  El hadj Abdoulaye Portos Diallo, considérés comme meneur de la grève et de la contestation. Pour trouble à l’ordre public, dit-on.

Alors  des questions légitimes se posent : si les deux syndicalistes n’ont pas de poids sur les enseignants, pourquoi procéder à leurs arrestations ?

Pourquoi les enseignants ne suivent-ils pas le Secrétaire Général du SLECG Souleymane Sy Savané, s’il est vraiment indépendant et dans l’esprit syndical?

A n’en pas douter, le gouvernement a décidé de passer à la vitesse supérieure contre les syndicalistes dûment mandatés par la base pour l’application des accords qui devrait intervenir dans les conditions normales en septembre dernier, selon les accords signés en 2016.

Il reste maintenant à savoir si cette option prise par le régime Alpha Condé ne va pas mettre de l’huile sur le feu.

Ousmane Cissé

 

 

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