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Grève des enseignants: un mort et une réunion de crise à la primature

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Le régime du président Alpha Condé ressemble t-il à une tortue? Difficile de répondre à cette question par l’affirmative. La seule certitude, c’est que il a fallu que la capitale Conakry s’enflamme ce lundi  pour que le gouvernement du Premier Ministre, Mamady Youla sort du déni de nier l’existence de la grève. Ce, après des dégâts matériels importants causés par la manifestation des élèves, et malheureusement, la mort d’une personne.

Au moment où nous allions sous presse, le Premier Ministre, Mamady Youla  préside une réunion de crise à son bureau à la primature avec les ministres sectoriels de l’éducation et ceux en charge de la régie financière de l’Etat.

Il est question au cours de cette rencontre  selon nos sources de rechercher des voies et moyens pour prendre langue avec Aboubacar Soumah, le meneur de la grève au sein du système éducatif guinéen.

A présent en tout cas, il est établi selon nos sources que le règlement de la crise passe nécessairement par le secrétaire général adjoint du SLEG, Aboubacar Soumah.

N’en déplaise donc à Souleymane Sy Savané et au très controversé porte-parole du gouvernement, Damantang Camara qui se sont enfermés dans  une logique de  déni de grève qui est pourtant largement suivie à travers le pays.

Pour l’heure, Aboubacar Soumah et El hadj Abdoulaye Portos Diallo vivent toujours dans la clandestinité par peur d’être arrêté, comme ça été le cas dans la nuit de samedi à dimanche pour quatre syndicalistes.

Par ailleurs, quelques membres du gouvernement, selon nos sources animent une conférence de presse  ce lundi à 15h30 au Ministère de l’éducation nationale pour dire aux guinéens ce qui a été finalement décidé pour prendre langue avec le leader syndical, Aboubacar Soumah, considéré comme illégal par le gouvernement.

Aux dernières nouvelles, un élève a trouvée la mort au quartier Dabompa, en haute banlieue de Conakry dans les affrontements entre forces de l’ordre et élèves manifestants.

Ousmane Cissé

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