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Après 4 semaines de tractations et de paralysie des cours, la grève des enseignants se poursuit en Guinée ; et  aucune solution n’est encore trouvée pour sortir le pays dans cette crise. Pourtant, la journée du lundi 04 décembre 2017 a été émaillée de violences tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Face à cette situation, le porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara a enfin souhaité d’ouvrir le dialogue avec les syndicalistes grévistes, que le gouvernement qualifie de rebelle. Il  a exprimé ce souhait récemment en qualifiant ces violences inacceptables. A cet effet, dit-il, il est temps que l’autorité de l’Etat soit restaurée dans ce pays.

«Il faut à un moment donné que l’Etat fasse respecter la loi. Pour moi ces violences sont inacceptables et malheureusement, je vois encore dans ce pays des personnes qui approuvent ce genre de comportement, alors qu’elles savent pertinemment que cette grève est illégale. Les revendications des syndicalistes sont posées de telle sorte que le gouvernement ne peut pas satisfaire à tout ce qu’ils demandent, c’est de la mauvaise foi. Je sais que c’est douloureux à entendre, mais à un moment donné il faut que l’Etat se fasse respecter et c’est ce que nous allons faire. Cela va prendre du temps, mais nous y parviendrons.» indique le ministre porte-parole du gouvernement.

S’agissant de  l’ouverture d’une quelconque négociation avec les syndicalistes frondeurs, le ministre Damantang se dit optimiste.

«Le gouvernement est ouvert à toutes les propositions pour le dialogue, sauf celles qui sont contraires aux lois de la République. Si le bureau exécutif du SLECG avec qui nous avons déjà commencé le dialogue vient nous dire que Aboubacar Soumah est leur porte-parole, on avisera, nous nous n’avons pas de problème avec ça. Mais nous  ne pouvons pas accepté qu’un individu se lève pour remettre en cause des accords que nous avons déjà conclus avec leurs représentants. Aujourd’hui c’est l’éducation, demain ça pourrait être dans un autre secteur. Une fois de plus nous sommes ouvert au dialogue qui respecte la loi, c’est au syndicat de laver le linge sale en famille » souhaite enfin Albert Damantang Camara, après que cette grève ait endeuillée des familles et enregistrée des dégâts à travers le ville de Conakry et dans certaines villes de l’intérieur.

Thierno Younoussa

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