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Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Ministre Ibrahima Kalil Konaté ne passe pas des jours heureux. Même si dans les communications, on nous fait croire qu’il n y a pas de crise dans le système éducatif guinéen.
Pour rappel, la semaine dernière, Aboubacar Soumah, qualifié de « rebelle » par le gouvernement avait été élu à la tête du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée. Soumah puisqu’il s’agit de lui a déclaré pour la circonstance qu’il appellera à une grève générale et illimitée après les élections locales, avec le refus du gouvernement de dialoguer.
L’heure semble être grave dans le système éducatif guinéen, puisque c’est la voix de Aboubacar Soumah qui passe, n’en déplaise à Louis M’Bemba Soumah et à Dr Sy Savané.
Ce mardi donc, le Ministère de l’éducation nationale a décidé de sortir de son silence. Pour animer une conférence de presse qui porte sur le thème: « Communication sur la crise dans le secteur de l’éducation depuis le 12 Novembre 2017 ».
Mais curieusement, les intervenants à cette conférence de presse  qui se déroule maintenant ont pour nom:

Seny SYLLA, Conseiller chargé des questions pédagogiques

–      L’Inspectrice Générale de l’éducation ;

–      Les Directeurs Nationaux ;

–      Le Chargé des Ressources humaines.
Le Ministre Ibrahima Kalil Konaté ne sera pas au rendez-vous.
Aux dernières nouvelles, le gouvernement s’enferme toujours dans le déni et la conférence de presse aura pour mission de brandir des menaces à l’endroit des enseignants qui obéiront au mot d’ordre de grève qui sera lancé par Aboubacar Soumah et pour cause. Les syndicalistes Aboubacar Soumah et El hadj Abdoulaye Portos Diallo en compagnie de leur avocat, Me Salif Béavogui répondent toujours à la convocation de la gendarmerie de la région Spéciale de Conakry à Dixinn.
Pourtant dans la sous-région ouest-africaine, des grèves ne manquent pas dans le système éducatif. C’est le cas en Cote d’Ivoire, au Bénin, au Burkina Faso, au Niger, et même au delà de la sous-région, en République Démocratique du Congo, notamment. Mais dans tous ces pays, le gouvernement n’a pas appliquer la politique de diviser pour régner sur les enseignants. Le gouvernement à dialoguer. Alors, pourquoi le régime Alpha Condé ne veut pas dialoguer? Mystère.
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Almamy Kalla CONTE
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