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Je commence par cette expression du Ministre de l’administration du Territoire et de la décentralisation :

*Que Dieu extirpe de nos veines cette haine viscérale*

Une réaction vigoureuse et profonde à tout point de vue (éthique, traditionnel et religieux, social etc.) qui mérite toute la quintessence indispensable à la certification de notre destin commun.

Cependant, je pense qu’il est fondamental (et j’insiste) pour nous Guinéens de comprendre qu’aucune  solution d’apaisement, aucune volonté de quiétude  établie, aucun processus de  pacifisme collectif durable ne tomberont du ciel si certains politiciens Guinéens considèrent de façon viscérale et chronique  que l’incitation  instinctive à la violence barbare est un prérequis  pour accéder à l’arène du pouvoir.

La puissance de Dieu est sans ambiguïté mais rien  ne se fera spontanément sans anticipation effective et consciente de notre part (de la part des guinéens). Nous avons une maladie à guérir, Dieu ne le fera pas à notre place.

Nous avons des poubelles à gérer, Dieu ne le fera pas à notre place.

Nous nous organisons frauduleusement pour ne pas payer le courant, Dieu ne comblera pas le manque à gagner à notre place…

Grace au génie humain, la variole et beaucoup d’autres maladies ont disparu de nos jours.

Et si le génie humain attendait qu’une solution tombe du ciel….

Je réitère qu’un malade qui n’est pas conscient de sa maladie ne guérira pas.

Depuis des années on réclame à cor et à cri les élections communales (quoi de plus normal) !L’instauration de la démocratie doit se faire sur toutes les dimensions de notre vie en société.

Depuis des années, l’Etat guinéen est accusé de ne pas vouloir s’investir pour organiser les élections communales !

A présent que nous sommes dans le processus électoral, avons-nous besoin de chorale dans le sang !

Avons-nous besoin de chant écarte !

Avons-nous besoin de compter des morts pour un oui ou pour un non !

Avons-nous besoin de rechanter l’hymne des oraisons funèbres comme par le passé !

La guinée est-elle un pays hors du temps !

Nos politiciens sont-ils vraiment pour une paix durable et pour la liberté collective !

Autant de questions qui transcendent notre conscience.

Dans ce combat de haine dont la résultante finale se résume à établir le nombre de cas de morts et dégâts matériels, on ne peut parler de victoire du peuple de guinée.

Evidemment, dans cette pagaille engendrée, les criminels et malfrats font leur chemin et n’attendent que la moindre occasion pour passer à l’acte.

C’est nous-mêmes qui accordons ces occasions d’autolyse, pour ainsi miroiter honteusement à la face du monde que nous avons besoin d’assistanat international pour régler nos propres problèmes.

Nous avons une institution de référence (la CENI) qui a vocation de prendre en charge toutes les revendications de l’ensemble des partis politiques !

Respectons nous-mêmes, respectons nos institutions !

Les innocents meurent, les maisons sont brulées, les engins des entreprises de travaux routiers (travail d’intérêt national) sont les cibles de prédilection etc.

Il y a tout en Guinée pour réussir mais aussi tout pour détruire (pour reprendre Mr le Ministre) par tropisme machinal de l’instinct sauvage  nourri dans les entrailles d’une haine viscérale chronique.

Sommes-nous obligés de commettre l’irréparable(les morts) ! Détruire ce qui est déjà édifié pour exprimer nos stridentes convictions pseudo politiciennes ! C’est en effet très grave ce qui se passe en Guinée.

Il faut absolument que l’Etat prenne ses responsabilités sans commune mesure.

On n’a pas besoin de couleur politicienne pour faire la part entre l’absurde et le rationnel ! Entre le désastreux et le raisonnable !

Mais souvent chez nous, l’honnêteté est un délit :*Tu ne fais pas ce que je pense, tu deviens un ennemi à abattre.* C’est la vraie misère !

Dans un pays qui se veut libre et en quête de normalité démocratique, il est inadmissible que certains candidats, sans même attendre le verdict de l’organe autorisé(CENI), s’autoproclament comme pour dire,* Si ce n’est pas nous, c’est nous ou le  déluge.*C’est une véritable scène de pagaille.

Il y a une voie officielle de réclamation pour tout citoyen qui pense que le respect de sa personne commence par celui de l’autre.

Aucune nation ne saura bâtir une paix et intégrer l’universel d’un monde meilleur dans le cycle infernal de la violence.

Malheureusement certains politiciens ne font aucun effort  pour comprendre et refuser ce diagramme du satanisme qui altère nos ambitions et nos belles  inspirations.

On s’éloigne de la politique du rationnel  si on pense que l’autre ne doit pas avoir une vision différente.

Des enfants innocents calcinées absurdement ! C’est insupportable.

Il est évident que tout politicien incitateur à la violence est tout sauf homme de culture.

A juste titre De Renaud Donnedieu de Vabres nous enseigne :*La culture est un antidote à la violence.*

Si certains politiciens dans leur combat ne sont pas capables de dire non à la violence, alors qu’ils laissent la place à d’autres citoyens qui privilégient  la quiétude, la paix  et l’harmonie dans la citée guinéenne.

On en a assez de dire que nos politiciens doivent se ressaisir et privilégier la nation.

Je termine, en dépit de tout ce qu’on raconte sur nos services de sécurité (armée, police, gendarmerie) par leur dire bravo, leur félicité et encourager pour leur engagement dans la recherche des malfrats comme le cas actuel des criminels spécialistes des enlèvements, un phénomène qui était méconnu en Guinée.

*Le patriotisme, c’est comme l’humanisme, je suis patriote parce que je suis humain* Gandhi

En attendant l’avènement d’une prise de conscience profonde !

Que Dieu accepte nos morts dans son paradis éternel.

Vive la Guinée

Vive la paix

Docteur Solian Konaté

Praticien hospitalier

Chirurgien orthopédiste et Traumatologue

CHHB-FRANCE

 

 

 

 

 

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