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Le cabinet du département en charge de  l’éducation nationale a convié ce soir les responsables scolaires à une réunion d’urgence qui a eu pour cadre le Lycée du 2 octobre, situé en face du département et non loin du palais Sekhoutouréah. C’est le secrétaire généraldu Ministère de l’éducation nationale qui s’est entretenu avec les responsables scolaires.

Cassimir Diawara a laissé entendre que la situation qui paralyse le système éducatif guinéen n’honore pas la Guinée et pour cause. Les enfants pour lui ont droit à une éducations saine comme nous, a t-il martélé.
Le secrétaire généraldu Ministère de l’éducation nationale a déclaré que les perturbations dans l’éducation nationale ont fait perdre cinq semaines de cours aucours de l’année scolaire 2017-2018. Ce qui a un impacte sur la vie des enfants ainsi que de leur avenir. C’est pourquoi, il demande aux responsables scolaires de sensibiliser les enseignants sur la nécéssité de reprendre les cours pour le bien etre des enfants.
Par ailleurs, Cassimir Diawara affirme qu’il est difficile de s’assoir avec la branche dissidente de Aboubacar Souma:  » la demande est de 8 millions est très forte, il ne faut pas se leurrer, la demande ne sera jamais satisfaite ». Avant d’ajouter qu’en le faisant, la Guinée sera en cessation de paiement puisque la demande est forte.
En outre, il a demandé aux responsables scolaires de se démarquer du champs politique, de ne pas amener le problème de l’école sur le champ politique.
De leur coté, les responsables scolaires qui se sont exprimés ont laissé enttendre que des sensibilisations à l’endroit des enseignants ne manque pas. Mais selon l’un d’eux, il existe « une cellulle dormante de la branche dissidente qui reste active. Raison pour la quelle, les professeurs ne viennent pas. Il en est de meme que les élèves ».
Pour terminer, Cassimir Diawara a demandé aux responsables scolaires de continuer la sensibilisation des professeurs, parents d’élèves et associations de parents d’élèves pour mettre fin à cette crise.

Notons enfin que face à cette crise, l’inspecteur général du travail, Alia Camara a demandé la reprise du congrès du SLECG. Ce que le Bureau Exécutif National (BEN) du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), version Aboubacar Soumah a, au nom des enseignants rejeté la tenue d’un nouveau congrès électif ce mercredi et maintien la poursuite de la grève jusqu’à la satisfaction générale des révendications.

Lisez la déclaration lue par le porte-parole, Mohamed Bangoura

« Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SECG) est une organisation apolitique et non confessionnelle à caractère syndical. Cette organisation a pour but essentiel de défendre les intérêts moraux et matériels des enseignants et chercheurs de Guinée.

En effet, en dépit de l’ingérence grave du Gouvernement dans les affaires syndicales en République de Guinée, malgré les persécutions répétées de la police suivie des arrestations arbitraires des syndicats du système éducatif et des interpellations illégales dans les tribunaux, le congrès statutaire de renouvellement du Bureau Exécutif National (BEN) du SLECG s’est tenu à Conakry le 26 janvier 2018 en présence des délégués des 33 préfectures et les huit régions administratives.

A l’issue de ce congrès démocratique et transparent, un Bureau Exécutif National de 23 membres a été élu avec comme Secrétaire Général, le camarade Aboubacar Soumah.

Il est important de rappeler que ce nouveau Bureau Exécutif National qui s’est irréversiblement engagé à défendre les intérêts moraux et matériels des enseignants et chercheurs de Guinée, se trouve confronté à la déstabilisation voulue et entretenue par le Gouvernement, en violation flagrante des conventions 87, 98 de l’Organisation International du Travail (OIT), relative à la liberté et à la protection du droit syndical, soutenue par l’article 20 de la Constitution guinéenne.

Considérant que le congrès a effectivement eu lieu en date du 26 janvier 2018 et les accusés de réception des lettres d’invitation adressées au Gouvernement et aux institutions en font foi ;

Considérant que l’article 20 de la Constitution guinéenne nul ne peut être lésé dans son travail en raison de son sexe, de son ethnie, de ses options ou toutes autres causes de discrimination ;

Vu les différentes violations démagogiques et flagrantes des articles ci-haut par le Gouvernement, la société civile, Fédération Guinéenne des Parents d’Elèves (FEGUIPAE), le Conseil National des Organisations de la Société Civile de Guinée (CNOSCG) et les dissidents du SLECG à savoir, les camarades Souleymane Sy Savané, Kadiatou Bah, Tanou Baldé, Ousmane Wora Diallo, Namory Keita et le fameux Louis M’Bemba Soumah de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG).

Le Bureau Exécutif National du SLECG, au nom des enseignants rejette en bloc la tenue d’un nouveau congrès, contraire aux statuts et règlements intérieurs du SLECG, informe l’opinion nationale et internationale que seul interlocuteur crédible reste et demeure le nouveau Bureau Exécutif National dirigé par le Secrétaire Général, le Camarade Aboubacar Soumah. »

Guineelive

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