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Le gouvernement a-t-il scié la branche sur laquelle il est assis ? La question vaut tout son pesant d’or, tant, celui que les enseignants surnomment le « Général » aura vu de toutes les couleurs avec le régime Alpha Condé.
Le général Aboubacar Soumah puisqu’il s’agit de lui était devenu au fil des mois l’apatride, le rebelle, le sauvage. Ce n’est pas tout car il est empêcher de toucher son salaire, muter dans le pays profond, pagailleur et l’illégal qu’il était, celui qui empêche Alpha Condé de ne pas tenir promesses, bref pour le dire en un mot comme en mille, l’homme à abattre pour le régime Alpha Condé.
Qui ne se souvient pas encore des sorties médiatiques et des propos du Ministre porte-parole du gouvernement, le très controversé Damantang Camara, du Ministre de la Justice et du président Alpha Condé lui-même, contre Aboubacar Soumah ?
A propos, il faut dire que malgré tout, le Secrétaire Général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée est resté digne et il a lutté au prix même de sa vie pour tenir tête au président Alpha Condé et à son régime, que beaucoup de guinéens qualifie de clanique, corrompu et despotique.
Aujourd’hui, le principal enseignement que l’on pourra tirer de cette situation, c’est que Aboubacar Soumah mérite une prime à cause de sa fidélité aux principes établis.
Pour soutenir cette thèse, citons Rochefoucauld qui affirmait non sans raison que « on ne doit pas juger un homme par ses grandes qualités, mais par l’usage qu’il sait en faire » et Aristote d’enchainer : « entre la peur et le courage, se situe la tempérance ou la sagesse ».
Par ailleurs, l’autre enseignement tiré de cette situation, reste bien évidemment cette pensée de Roosevelt qui croyait savoir que  » Gouverner, c’est maintenir les balances de la justice égales pour tous ». Ce qui n’est pas le cas sous le magistère du président Alpha Condé. Depuis le 21 décembre 2010, date de sa prestation de serment au palais du peuple, Alpha Condé a toujours pris le risque pour faire des promesses de façon inconsidérée et transformer le pays en vache laitière pour un « clan », contrairement à ce que disait l’ancien président américain John Kennedy, dans son discours d’investiture en 1961.
Encore une fois pour le dire en un mot comme en mille, Alpha Condé n’a rien compris des propos du président Kennedy : « nous ne pourrons pas tout faire dans les cent premiers jours. Ni dans les mille premiers jours, ni pendant toute la durée de notre mandat, ni même peut-être pendant toute notre vie sur cette planète. Mais, commençons ».
Et puisque « la reconnaissance est l’aimant des bons cœurs, comme disait Carlo Coldoni, il faut dire comme François Mitterrand que :  » Etre enseignant, ce n’est pas un choix de carrière, c’est un choix de vie ».
Le président Alpha Condé l’aura appris à ses dépens.

Almamy Kalla CONTE

664 26 13 70

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