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L’opposition dite Républicaine, conduite par le chef de file de l’opposition a décidé la semaine dernière de programmer une série de manifestation à travers la capitale Conakry. Pour protester di-on contre les résultats des élections locales du 4 février dernier.
Lundi déclaré jour pour l’enterrement des victimes dit-on policières, mardi déclarée journée ville morte, mercredi marche des femmes et jeudi la grande marche sur l’autoroute Fidel Castro du patron de l’UFDG et de ses militants.
Comme on pouvait le constater aisément, le cocktail semble être explosif dans la capitale guinéenne où les gens vivent du jour au jour à la recherche du pain quotidien.
Face à cette situation qui entraîne aussi des pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants, le gouverneur de la Ville de Conakry a fait une sortie mardi. Chez nos confrères de la Radio Nationale, le Général Mathurin Bangoura a appelé pouvoir et opposition à s’assoir autour d’une même table pour parler de leur différend et à éviter de recourir à la violence comme mode de règlement des conflits nés du contentieux électoral.
Nous vous proposons un extrait de la déclaration du Général Mathurin Bangoura :
« Comme vous le savez, les femmes devraient déposées les courriers si elles ont l’intention de le faire. Elles devaient déposer 72 heures avant mais le délai n’a pas été respecté. C’est ce matin que le secrétaire général de la commune a reçu le courrier et il a aussitôt répondu au courrier pour dire que les femmes n’ont pas respecté le délai. Mais malgré tout, elles ont réagi pour dire qu’elles ont déjà déposé le courrier. Puisque, nous sommes dans un état de droit, il était question que les gens respectent. La loi autorise à tout citoyen ou un groupe de citoyens de marcher selon son désir. Puisque, le délai n’a pas été respecté à 72 heures au moins, 15 jours avant, donc, la commune a répondu au courrier pour dire que la marche ne devrait pas se tenir mais puisqu’elles insistent, je profite de cette occasion pour demander à la population de Conakry, que pour le sit-in que les femmes de l’opposition ont demandé à faire devant le Ministère de la Justice en prenant le départ à Almamya, nous disons que cette marche n’est pas autorisée dès l’instant qu’elles ne sont pas dans les normes (…) Depuis que nous avons pris fonction au gouvernorat, on a toujours demandé à ce que n’informe pour que tous les détails soient étudiés et dès le lendemain on encadre les marches. Surtout que ce sont des femmes, la moindre des choses, il fallait que le courrier arrive à temps pour qu’on encadre la marche ».

Mohamed Soumah

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