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A l’image de plusieurs chantiers et pose de la première pierre à travers le pays, le président Alpha Condé a aussi posé la première pierre de l’extension de la route qui part de la préfecture de Coyah à Dabola, le centre du pays.
Les travaux de reconstruction de la route nationale Coyah-Dabola sur une distance de 367 km, selon la ministre des Travaux Publics, Hadja Oumou Camara seront réalisés par la coopération sino-guinéenne avec bien entendu une entreprise chinoise du nom de China Road bridge corporation. Le coût du projet est estimé à 357 millions 302 mille 942, 38 Euros.
A en croire à la Ministre, 85% du financement seront assuré par des institutions financières chinoises, et les 15% par le Budget National de Développement.
Le président Alpha Condé comme à l’accoutumée n’a pas dérobé à la règle avec des critiques systématiques à l’encontre de ses opposants : « On met les enfants dans la rue, cela ne va pas empêcher la Guinée d’avancer. Evidemment, il est mieux que chacun soit responsable, patriote, qu’il aime son pays et qu’il privilégie l’intérêt du peuple aux intérêts particuliers. Cela permettra à la Guinée d’avancer. Même si cela n’est pas fait, la Guinée avancera. Je le dis à tout le monde ».
Se justifiant par rapport à la cherté de la vie, Alpha Condé a notamment déclaré « Evidemment, nous n’avons pas pu améliorer le panier de la ménagère, mais on ne peut pas améliorer le panier de la ménagère, si on n’a pas une macro-économie solide, si on n’a pas d’électricité, si on n’a pas de route, si on n’a pas d’eau. Ce sont des conditions préalables. Mais si on peut faire une politique démagogique, en diminuant les prix des denrées alimentaires, les gens se retrouveront dans l’obscurité, pas de route. Nous préférons une politique plus responsable qui pose les bases d’un véritable développement. Même si entre temps, les gens doivent souffrir, il faut qu’ils acceptent de souffrir pour qu’on pose les véritables bases de développement ».
Face à cette politique que le chef de l’Etat qualifie de « responsable », il est alors demandé aux guinéens : « Il faut que les guinéens comprennent que sans sacrifice, sans serrer la ceinture, sans discipline, rien ne peut faire avancer un pays. Ce n’est pas la démagogie et la politique de tape-à-l’œil. C’est facile d’avoir des centrales thermiques, de payer le gasoil pour donner le courant. Mais ça va durer combien de temps ? Quand on fait un barrage, le courant est là définitivement. Aujourd’hui, à la fin de Souapiti, nous n’aurons plus de coupure de courant. Il faut que les gens comprennent, vous ne pouvez pas avoir le courant 24h sur 24h et que le gouvernement soit obligé de payer des centrales thermiques pour fournir le courant 24h heures sur 24h. Il faut qu’on dise la vérité au peuple, on ne peut pas donner le courant pour le moment 24h sur 24 ».
Problème, c’est que selon le président : « Nous avons prévu une indemnisation de 500 milliards GNF à EDG, nous avons signé avec 1 200 milliards GNF. Ce qui nous a posés des problèmes avec le Fonds Monétaire International.».
Il reste maintenant à savoir si cette pose de cette première pierre pour la reconstruction de la route Coyah-Dabola ne va pas ressembler aux nombreuses poses de premières pierres à travers le pays.

Mohamed Soumah

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