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Avec la politique non courageuse du président Alpha Condé et surtout la non application de la loi dans toute sa rigueur au profit des négociations, la chienlit a fini par s’installer en Guinée. Conséquence, les élections locales du 4 février dernier n’ont toujours pas permis aux heureux élus de s’installer dans leur fauteuil de Conseillers communaux.
Le comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016 était à sa 23ème session le 7 mai 2018.

Au ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation où se déroulent les réunions entre mouvance présidentielle et opposition, la fumée blanche ne s’est toujours pas dégagée.
Pour montrer que les lignes n’ont pas bougées, le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation Général Boureima Condé a été catégorique : « il n’appartient pas au comité de suivi de changer les résultats issus des élections publiés par la Commission électorale nationale indépendante et confirmés par la justice ».
D’où cette question du moins légitime : alors les discussions entre pouvoir et opposition portent sur quoi ?
Cette question a son pesant d’or puisque l’opposition tient à la modification des résultats des élections communales en sa faveur  comme à la prunelle de ses yeux.
Le remplacement des lois de la République en faveur des négociations et autres conciliabules ne semble pas avoir produit des résultats escomptés et les populations attendent toujours l’installation des nouveaux élus.
Le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, annonce la reprise des pourparlers ce mardi, mais tout porte à croire que les espoirs seront déçus puisque l’opposition menace de redescendre dans les rues si les résultats ne sont pas proclamés en sa faveur.
Et bonjour les violences inouïes avec leurs cortèges de malheurs.

Mohamed Soumah

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