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Cinq ans après leur engagement à la fonction publique, les jeunes acteurs pour le changement (JAC 518) composés des jeunes DAF des différents services de l’administration, ce sont engagés ce samedi 5 mai 2018, à  lutter contre la corruption sous toutes ses formes en Guinée.

Pour joindre l’acte à la parole, une conférence-débat sur le thème« Impacte de la corruption sur le développement économique et social de la Guinée », qui a connu l’intervention du Directeur de l’Agence Nationale de la lutte contre la Corruption, le ministre du budget, le Directeur général de la Douane, le secrétaire général du Conseil National des organisations de la société civile guinéenne et le premier ministre a été organisé par ces derniers.

Devant le chef de l’Etat, Pr Alpha Condé, des membres du gouvernement et d’autres invités de la circonconstnce, Mohamed Lamine Traoré, président des jeunes acteurs pour le changement a dit : « le choix de ce thème n’est pas fortuit. Il est en droite ligne avec la vision globale de notre continent tout entier. Surtout  monsieur le président, après votre brillant mandat passé à la tête de notre institution panafricaine, devenue l’Union Africaine. En effet, la troisième session ordinaire de la conférence des chefs d’Etats et du gouvernements de l’Union Africaine s’est tenue du 22 au 29 janvier 2018, sous le thème ‘’renforcer la bataille contre la corruption une voie durable vers la transformation de l’Afrique’’ ».

A cet égard, a-t-il ajouté, la cérémonie qui nous réuni ce matin, révèle d’une importance capitale pour la vie de notre association qui souffle ses cinq bougies de l’engagement de ses membres à la fonction publique guinéenne. « A cette heureuse occasion, les jeunes cadres des 518 à l’unanimité ont décidé de décerner à monsieur le président de la république un prix pour son implication personnel à la promotion des jeunes et des femmes. Nous voudrions aussi remercier les cadres qui ont accompagné le président dans ces initiatives de rajeunir, féminiser et moraliser l’administration économique et financière ».

« Dans la logique de promotion de la bonne gouvernance économique et financière, une série de reforme ont été initié par le président de la république pour améliorer la gestion des finances publiques et la lutte contre la corruption. L’application progressive des nouvelles dispositions a permis de renforcer tant le cadre institutionnel qu’opérationnel et améliorer la gouvernance de nos finances publiques. Sans avoir la prétention d’être exhaustif, nous pouvons retenir : La loi organique relative à loi de finance et ses textes d’application, la loi sur la gouvernance des sociétés et établissements publics de l’Etat et la loi anti-corruption. La création de la cellule nationale de traitement des informations financières (….) ».

D’après lui, « l’application de ces reformes à permis à la Guinée d’améliorer son classement dans le Doein business de la banque mondiale avec 26 places gagnées entre 2012 et 2018. Ces reformes ont certes permis d’atteindre les résultats tangibles et n’en demeure pas moins que le chantier est immense d’où notre engagement à soutenir les efforts du gouvernement pour conduire ce train à bon bord à travers la promotion de la bonne gouvernance et la lutte sans relâche contre la corruption en tant que fléau social ».

Pour rassurer le président de la République sur le combat que compte mener ces jeunes, il a dit : « Compte tenu de l confiance que vous avez bien voulu placer en nous, monsieur le président, je pu vous rassuré que les jeunes Acteur pour le changement sont plus que jamais résolument engagés à poursuivre et à intensifier leurs investissements pour relever les nombreux défis auxquels le pays est confronté afin de faire votre  vision d’émergence une réalité pour le bonheur de toute la nation ».

Tout en félicitant les jeunes pour le choix de ce thème, le président Alpha Condé a dit que la corruption est un problème très complexe et difficile à combattre dans les Etats Africains. « D’bord la première  chose, c’est souvent les pyromanes qui font pompiers, c’est-à dire ceux qui ont plus volé qui sont les plus mauvais gestionnaires qui parlent d’impunité et de corruption. Le deuxième, c’est la complicité très souvent entre les différentes structures particulièrement à la fonction publique, le ministère des finances et le ministère du budget.

Donc, dit-il, pour lutter la corruption en Afrique ce n’est pas simple. « Souvent vous dites il y’ a la corruption partout. En Europe il y’a la corruption, mais il y’a une différence. La corruption dans les grands est conjoncturelle, c’est-à-dire un ministre ces pays ne signe pas un contrat qui est totalement contraire de leurs pays même si il y’a une commission. Mais en Afrique la corruption est structurelle, c’est-à-dire le ministre qui signe un contrat pour gagner son intérêt personnel et même si cela fait perdre des milliards à son pays ».

Avant de conclure ses propos, le chef de l’Etat a demandé au jeunes DAF de travailler conformément à la loi des finances et de ne craindre personne. « Je suis fier de ces 518 jeunes DAF. Ils ont montré qu’on peut les faire confiance.  Ce que je les demander c’est n’avoir peur de personne. D’ailleurs, on va changer la structure de nomination des cadres. Il ne faut pas qu’ils soient menacer ni par le ministre et le secrétaire général. Faites votre travail. Parce qu’à la fonction publique les règles de finances publiques sont claires. On paie après services fait ou après la livraison de marchandise. Ne craignez rien, c’est moi qui fais les décrets. Aucun de vous ne sera enlever par quelqu’un sans un motif fondé », a-rassuré le Chef de l’Etat.

Mariam Conté/Daouda Yansané

664 44 23 43

 

 

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