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Après trois jours d’intenses travaux, le Forum national des états généraux des droits de l’homme a pris fin, ce vendredi 22 juin 2018, à Conakry. Durant trois jours, les participants ont débattu dans plusieurs panels dont, le premier jour, la violence sociétale, la responsabilité sociétale des entreprises et en matière de droits de l’homme en pénal étaient au centre des discussions.

Dans son discours de circonstance, le représentant pays de Search For Common Ground, Koala Oumarou a dit : « la question des droits de l’homme est transversale et préoccupe toute la nation ; aussi, doter le pays d’une lettre de politique nationale de protection et de promotion des droits de l’homme revêt un caractère important. Il est l’expression de la volonté du ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté et de ses partenaires d’aider à la réduction des frustrations accumulées au fil des ans, des inégalités, des discriminations et d’une manière générale à la réduction des violations des droits de l’homme ».

Alhousseny Thiam, secrétaire général du ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, représentant le ministre Khalifa Gassama Diaby à cette clôture, mentionne que le forum a retenu quatre orientations prioritaires pour la future lettre de politique nationale de promotion et de protection des droits de l’homme qui sont : l’éducation de base et l’information instructive de chacun ; le parachèvement et la pleine réalisation de l’ensemble des droits civils et politiques tel que précisé dans la Constitution guinéenne (droit à la sécurité et à la justice, droit à la vie et à l’intégrité physique et morale, la liberté de la presse…) ; l’amélioration des conditions et du cadre de vie de chaque Guinéen et combattre fermement toute inégalité et discrimination quelles qu’elles soient.

Pour terminer, il a déclaré que dans les jours à venir  une équipe du ministère de l’Unité nationale va finaliser la rédaction de la lettre de politique nationale au cours d’une retraite qui sera organisée prochainement à cet effet. Après l’adoption du document par le conseil de ministres, un comité de suivi de la lettre sera mis en place, afin de permettre le suivi et la mise en œuvre les actions prévues. 

Daouda Yansané

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