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Le moins que l’on puisse dire, c’est que la grève lancée par le syndicat de la confédération Nationale des Travailleurs de Guinée a produit des effets escomptés. La capitale guinéenne est restée paralysée ce lundi.  Administration fermée, Commerce fermées, banques et micro-finances en tout cas de la haute banlieue de Conakry fermées.

La circulation bloquée par des manifestants en colère, des citoyens attaqués, dépouillés de leurs biens. Le cocktail est plutôt explosif.

Les deux parties (gouvernement et syndicat) restent campées sur leurs positions. Pas question pour le gouvernement de reculer ou de se dédire, c’est selon pour maintenir le prix à 8.000 GNF.

Le syndicat conduit par Amadou Diallo, décrié ces derniers temps à cause des combines avec le pouvoir  et sa passivité ne veut non plus se laisser faire cette fois-ci au risque de se faire harakiri.

Comme si cela ne suffisait pas, le chef de file de l’opposition , Mamadou Cellou Dillo a aussi donné un ultimatum au gouvernement : juste une semaine pour régler le contentieux électoral au risque de reprendre les manifestations de rue.

Par ailleurs, la crise au sein du système éducatif guinéen est loin d’être terminée. Aboubacar Soumah et camarades attendent l’ouverture des négociations autour du salaire minimum de 8 millions GNF au risque de déclencher une nouvelle grève à la rentrée scolaire prévue au mois de septembre prochain.

Pendant ce temps, le président Alpha Condé est toujours entre deux avions comme par le passé. En laissant son pays à feu et à sang. N’en déplaise aux guinéens qui doivent se bouffer le nez s’ils le veulent.

Que dire des promesses non tenues : construction d’usines par ci, la Guinée dans dix ans ou quarante ans, par là…

Au pays, Alpha Condé laisse toujours ses Premiers Ministres depuis décembre 2010. Mais ces Premiers Ministres, sans réel pouvoir se ronge les ongles. C’est le cas de Kassory qui a réunis les élus locaux sans réel pouvoir comme lui sur les populations.

Dr Mohamed Diané qui a formé un « gouvernement RPG » avec des Ministres cooptés à cause de leur ethnie  et dépouillé de toute compétence technique ou scientifique reste muet comme une carpe.

Comme pour dire que la crise perdure, mais pour combien de temps encore ?

 

Mohamed Soumah

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