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Condamnée le 29 juin 2018 par le tribunal correctionnel de Bruxelles à 20 mois de prison avec sursis, au paiement de 12.000 euros d’amende et à la confiscation de 300.000 euros, le groupe SOCFIN et ses administrateurs contestent formellement et avec force cette décision. Pour le groupe le mot « corruption » formulé contre la Ministre guinéenne de l’agriculture n’est pas approprié.
Depuis le déclenchement de cette affaire à travers la condamnation de la Ministre guinéenne de l’agriculture en Belgique, des langues se délient, aussi bien en Guinée qu’à l’étranger : la condamnation de la Ministre guinéenne de l’agriculture, Mariam Camara, connue sous le nom de Mariam SOGUIPAH. Soit.
Le groupe SOCFIN estime pour sa part que la condamnation de la Ministre s’inscrit à l’opposé de la « philosophie de gestion et des règles de conduite » que s’est imposées le groupe et ses administrateurs, peut-on lire dans un communiqué publié par Le groupe SOCFIN la semaine dernière.
Plus loin dans le communiqué, les administrateurs du groupe SOCFIN estiment que les reproches formulées à l’encontre de la Ministre guinéenne de l’agriculture et la décision du Tribunal sont erronées et dénuées de tout fondement et loin de la réalité. Ce n’est pas tout car le groupe SOCFIN  ajoute dans le communiqué que les conventions signées entre SOCFIN et la société SOGUIPAH s’inscrivent en droite ligne de la volonté des autorités guinéennes à travers le gouvernement ici sur la photo de faire de ce fleuron industriel, un exemple de réussite en Afrique.

A travers cette mise au pont, le groupe SOCFIN a fait appel du jugement rendu par le Tribunal.
Après cette sortie des administrateurs du groupe SOCFIN, ont pourra bien se demandé, le rôle joué par Mariam Camara dans la gestion de la Société Guinéenne de Palmier à Huile et Hévéa (SOGUIPAH).
A propos, il faut dire que la SOGUIPAH, société guinéenne de palmiers à huile et d’hévéa a été créée par ordonnance numéro 043/PRG/87 du 28/05/87 avec une totale autonomie de gestion.  Elle est dirigée par une directrice générale nommée par un conseil d’administration de 7 membres présidé par le Ministre de l’agriculture au moment des faits.
L’objectif stratégique assigné à ce fleuron industriel étant la mise en œuvre d’une superficie de 10. 000 ha de plantations industrielles de palmiers à huiles et d’hévéa dans un premier temps, la mise en valeur d’une superficie de 3.000 ha de plantation familiales de palmiers à huile et d’hévéa, la création à terme de 2.000 emplois, l’aménagement d’une parcelle de 0,5 ha de bas-fond pour chaque famille victime de prélèvement de terre dans le cadre du programme agro-industriel pour réduire les effets négatifs de l’exploitation itinérante de riz de coteau. Ce n’est pas tout car la société doit améliorer aussi les infrastructures routières, sanitaires, construire des ponts et ponceaux pour désenclaver la région.
L’Etat a accordé à la société, 12. 600 ha à Bignamou et 10. 230 ha à Diécké.
Trente ans après sa création, il faut dire que la société a dépassé les objectifs que l’Etat guinéen lui avait assignés.
Selon nos informations, la société guinéenne de palmiers à huile et d’hévéa a créer plus de 5.000 emplois directs et indirects. Elle a construit plusieurs écoles, centres de santé, réaliser des pistes rurales et changer la vie de plusieurs milliers de famille.  C’est  aussi le cas des centres de santé de Bignamou et de Diécké qui sont doté en personnel sanitaire, équipement, produits médicaux, l’approvisionnement en eau potable, électricité publique et la création de villages ouvriers. Sans compter le r profilage des pistes rurales, les ponts et daleaux.

Ce n’est pas tout, un centre culturel de dimension internationale a été construit à Diécké. Ce centre reste le deuxième centre culturel du pays en terme de capacité d’accueil après le Palais du Peuple de Conakry.  Ce, aussi bien dans la localité qui abrite les plantations et les installations que dans la région de Nzérékoré en générale. Outre les habitants de la localité de Diécké qui l’abrite, ce centre accueil les événements culturels de toute la région forestière et ceux des pays voisins frontaliers de la Guinée. Vu l’importance de ce bijou pour la Guinée, c’est le président Alpha Condé qui avait effectué le déplacement de Diécké en personne pour procéder à l’inauguration de ce centre culturel.
Avec des résultats probants, un autre décret en date du 3 février 2003 a accordé des terrains agricoles à usages industriel et commercial de 655,94 ha de palmiers à huiles, 881,49 ha d’hévéa. Pour permettre à la société d’agrandir son périmètre.
Pour le dire donc en un mot comme en mille, la Société Guinéenne de Palmier à Huile et Hévéa (SOGUIPAH), a réalisé des résultats probants sous le leadership de Mariam Camara dont la société porte le nom et à juste raison : Mariam SOGUIPAH. Avec une vision axée sur le développement d’un programme d’aménagement agro industriel, les cultures de palmiers à huiles, d’hévéa et de riz irrigué, la mise en œuvre d’un programme de développement socioéconomique des communautés autochtones victimes de prélèvement de leurs terres ancestrales.

Excusez du peu, la liste des réalisations faites par Madame Mariam Camara à la tête de cette société est longue. C’est pourquoi, le gouvernement du président Alpha Condé sous l’égide du Premier Ministre, Ibrahima Kassory Fofana avait réfuté en bloc les accusations bien avant que  le groupe SOCFIN, ne publie à son tour un communiqué sur les accusations portées contre la Ministre de l’Agriculture

Almamy Kalla CONTE

664 26 13 70

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