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La grève générale et illimitée déclenchée lundi par l’inter centrale syndicale CNTG/USTG serait-elle entrain de s’essouffler ? Il est trop tôt pour le dire. Toujours est-il que le combat pour protester contre la hausse du prix des produits pétroliers a tendance à perdre son attrait. En tout cas ce mardi, la circulation est restée normale sur la route Le Prince, considérée comme une zone à risque pour non seulement les usagers de la route, mais aussi pour les populations.
Sur l’autoroute Fidel Castro, la circulation est presque normale avec des taxis-motos, taxis, minibus qui circulent normalement. Le tout sous le regard des forces de défense et de sécurité, puissamment mobilisées pour le maintien d’ordre.
Toujours est-il que l’affluence des moyens de déplacements n’est pas au rendez-vous comme à l’accoutumée. Boutiques et magasins sont fermés dans plusieurs quartiers de la capitale.
Les populations tenaillées par la cherté de la vie, le prix des denrées qui montent en flèche, le manque d’activités et de ressources disponibles préfèrent restées à la maison que de sortir pour ne rien avoir.  Les activités économiques en berne dans le pays, explique cela.
En attendant de voir le bout du tunnel, le dialogue de sourd continue entre le régime Alpha Condé et les forces sociales du pays qui ont déclaré justement la mort du dialogue. Ce, après ce qui est désormais convenu d’appeler « la répression du lundi ».
Les guinéens qui ne savent plus à quelle autorité de l’Etat se vouer observent la situation avec impatience. Mais pour combien de temps encore?

Naby Camara

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