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Le vendredi 03 août dernier, ONG ‘’Le Balai Citoyen’’ aurait porté plainte contre Dr Ousmane Kaba, président du PADES et honorable député à l’Assemblée Nationale devant le procureur général et le procureur de la république près le tribunal de première instance de Dixinn pour des « propos ethnocentriques ». Son président, Sékou Koundouno, affirme gratuitement devant l’opinion publique guinéenne que le 31 juillet 2018 en Haute-Guinée, Dr Ousmane Kaba a tenu des propos qui font la promotion de la propagande et de l’ethnocentrisme.

A l’écoute de ladite interview et voir les racontars de cette ONG, on risque de tomber des nus. Puisque chaque mot placé par Dr Ousmane Kaba a son pesant d’or. Aucune promotion de la propagande ou de l’ethnocentrisme n’y existe. Ce sont des réponses que chacun de nous connait et interprète à longueur de la journée. Il s’agit entre autres de la protection que les cadres de la Haute-Guinée sont tenus à apporter au régime d’Alpha Condé. Régime taxé par ses détracteurs comme celui des malinkés. De l’exploitation irrationnelle des ressources de l’État, de l’emploi des jeunes de la Haute-Guinée pour les sédentariser sur place et pour stopper les voyages clandestins que nous condamnons tous.
Il s’agit également de doter la Haute-Guinée d’infrastructures énergétiques, routières, éducatives, sociales. Une région qui avait passé plus de quarante ans sans avoir la réalisation d’aucune infrastructure sociale. Aussi, Dr Ousmane Kaba était invité à parler des récents examens nationaux dont le baccalauréat. Dont les tenants et aboutissants ont été diffusés par le syndicaliste Aboubacar Soumah du SLECG.
Dr Ousmane Kaba a également évoqué le problème d’organisation des orpailleurs. Où il n’a rien incriminé. Avant de toucher du doigt l’épineux problème d’envoi des enfants de nos ministres aux études à l’étranger. Le vol et détournement des deniers publics que ces ministres et autres cadres (en bois) se rendent coupables pour acheter la conscience des électeurs. C’est en fait, les réalités crues que tout bon citoyen ou leader politique peut les dénoncer pour stopper le phénomène.
Mais pour les démagogues et détracteurs, un citoyen comme Dr Ousmane Kaba, leader d’opinion et député ne doit pas s’ingérer dans ces types d’interprétations. Alors que qui ne dit rien, consent ! Nous enseigne l’adage.
Défendant le Balai Citoyen dans sa plainte contre Dr Ousmane Kaba, Me Salifou Beavogui a adressé une invite aux médias-amis où il a raconté des balivernes selon lesquelles le Balai Citoyen aurait constaté que Dr Ousmane Kaba, à la fois leader politique et député, aurait tenu des propos ethnocentriques sur les antennes de la radio Milo Fm à l’intérieur du pays, précisément en Haute-Guinée : « même le Général Sékouba Konaté doit être associé. Puisqu’il a été celui-là qui a donné le pouvoir au manding. Car, les autres voulaient eux-aussi le pouvoir ».
Argumentant l’émission ‘’Bountounyi’’ de la radio ‘’Continentale FM qui n’épargne aucun bon citoyen du pays de ses critiques acerbes, Me Salifou Béavogui s’insurge : « aucun guinéen digne de nom ne peut rester tranquille. C’est une déclaration profonde qui est mise à l’analyse de tous les guinéens. Ici en Guinée, le pouvoir est donné par le peuple et de façon démocratique dans les urnes, lors d’un scrutin organisé conformément au code électoral. Ce n’est pas un homme qui donne le pouvoir. Affirmer alors que le Général Sékouba Konaté doit être associé puisqu’il a été celui qui a donné le pouvoir au manding, car les autres voulaient eux aussi le pouvoir, la cellule ‘’Balai Citoyen’’ a décidé de saisir le procureur général et le procureur de la république près le tribunal de première instance de Dixinn. C’est une saisine simultanée à la suite laquelle j’ai été constitué par cette ONG pour assurer leur défense. J’attends assumer cette défense conformément à la loi ».
Pour l’avocat à la vinaigrette, le fondement de l’article 4 de la constitution guinéenne dispose que quiconque, par acte de discrimination raciale, ethnique, religieuse ou par un acte de propagande régionaliste ou par tout autre acte qui porte à l’unité nationale, la sécurité de l’État, l’intégrité du territoire de la république ou au fonctionnement démocratique des institutions, est puni par cet article. Tout simplement parce que Dr Ousmane a dit : « nous sommes les porteurs de la calebasse à lait. Nous sommes tenus à la protéger. Sinon, si nous trébuchons, nous allons risquons de tomber. Et le lait va se verser. »
Là, il n’ya aucune contrevérité que le régime d’Alpha Condé, bien que démocratiquement élu, est traité d’être celui des malinkés, comme le régime de Sékou Touré. Et celui de Lansana Conté a été purement et simplement teinté de régime Soussou. Voilà la réalité du vécu guinéen. Pire, quel est le seul guinéen qui ignore que l’UFDG de Mamadou Cellou Dalein Diallo est de l’ethnie peule et que les propos de Cellou Dalein invitant les jeunes de 13 à 15 à mourir pour leur communauté ont pu causer la mort de 93 jeunes gens parmi eux ? Alors, que les balivernes cessent. Mais depuis, le Balai Citoyen n’a fulminé aucune saisine contre le sieur Cellou Dalein.
Dans ses interprétations juridico-judiciaire, Me Salifou Béavogui avance : « l’article 4 de la constitution qui renvoie aux articles 313, 314 et 533 du code pénal sur la discrimination, les propos régionalistes, ethnocentriques sont regroupés dans les dispositions énoncées permettant une poursuite sereine, équitable contre l’auteur de ces propos. »
Mais puisqu’il existe une justice en Guinée, nous attendons ce qu’elle va avancer comme argument. Sinon que déclarer un non-lieu. Car, ce n’est pas à leur niveau qu’il faut aller régler les actes de haine.

La Rédaction

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