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La crise au sein de la cour constitutionnelle est toujours d’actualité en Guinée. Ce lundi 24 septembre 2018, la  coalition nationale des organisations de la société civile CONASOC  a décliné  sa position sur la crise qui sévit  dans cette institution. Elle a fait savoir dans une déclaration rendue publique  cet après midi à la maison de la presse.

A l’entame, le président de l’association  El hadj Mamadi KEITA  a présenté les résultats de ses enquêtes menées par son institution dans le cadre de la manifestation de la vérité par rapport à ladite crise.

« Nous avons constaté ce qui suit :Sur le PV de l’audience du 19 juillet 2018 de la cour constitutionnelle , signé par le Président de la cour Monsieur Kèlèfa SALL, il a été décidé de la mis en place d’une commission chargée de rédiger le projet de décret portant modalité d’application de la loi organique relative à l’organisation et au fonctionnement de la cour dont l’objet visait à combler le vide juridique qui existait depuis l’installation de la cour. Ce projet de décret a été amendé et adopté après quatre (4) jours d’intense travaux par la cour constitutionnelle Lors de sa plénière en date du 16 aout 2018, ledit projet amendé, adopté et signé par tous les conseillers présents y le Président kelefa SALL (président de séance) »

Ces derniers temps, la cour constitutionnelle est devenue de plus en plus le théâtre de nombreuses crises en son sein. C’est dans ce cadre que La CONASOC a exprimé son regret  « dans tous les conflits au niveau des institutions constitutionnelles, la question de bonne gouvernance surtout financière pose d’énormes problèmes. »

Parlant de la motion de défiance déposée par les 8 frondeurs de la cour constitutionnelle contre Kelèfa Sall,le président de la CONASOC, El hadj Mamadi KEITA explique  « la notion de bonne gouvernance ne doit pas être seulement l’apanage du gouvernement , de l’administration , des sociétés mixtes et projets, mais valable pour toutes les institutions bénéficiant des subventions de l’Etat ( argent du contribuable guinéen) , donc d’un budget autonome. »

Et d’ajouter que  La CONASOC condamne la politisation de cette crise au sein de la Cour Constitutionnelle par certaines organisations  de la société civile et certains acteurs politiques. Elle  interpelle toutes les composantes de la nation à donner force à la loi pour le dénouement de cette crise

Pour terminer, la CONASOC  invite tous les acteurs de la vie sociopolitique et les organisations de la société civile à la retenue, au calme et à éviter toutes déclarations et position partisanes pouvant empêcher l’interprétation et l’application correcte de la loi.

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