Partager

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la dédicace du livre « Mémoire collective » au palais du peuple en début de semaine a soulevé beaucoup de tollé. Ce, aussi bien en Guinée qu’en dehors des frontières nationales.
Les autorités guinéennes n’ont pas encore réagit au tollé suscité par la parution de ce livre. Mais pour bon nombre de critiques, ce livre est loin de refléter la réalité au pays du président Alpha Condé où la vie ne se résumerait pas seulement à la violence. Soit.
Le leader du Bloc libéral (BL) a été molesté et arrosé de gaz lacrymogènes en compagnie de plusieurs manifestants devant la Cour constitutionnelle. Faya et plusieurs citoyens aux mains nus ont reçu des coups de poing de la part des forces de défense et de sécurité alors qu’ils exerçaient leur droit à manifester contre ceux qu’ils considèrent comme une injustice au sein de la plus haute institution judiciaire du pays.
Pour rappel, leaders politiques et activistes de la société civile participaient ainsi au sit-in organisé par la cellule Balai citoyen devant la Cour constitutionnelle. Histoire de dénoncer l’attitude de huit Conseillers qui ont rendu un arrêt empêchant le président de l’institution Kélèfa Sall d’exercer ses fonctions.
Le bilan s’établit à plusieurs blessés, des personnes qui ont eu des fractures et autres dégâts matériels importants avec la perte des téléphones et plusieurs objets de valeurs.
Seulement voilà, la répression dont a été victime les leaders politiques et activistes de la société jeudi devant la Cour constitutionnelle semble réconforter les auteurs du livre qui sont qualifiés de « mercenaires à la solde de la France colonialiste ».
En effet, jusqu’à preuve du contraire, l’Etat n’a pas que la force publique pour réprimer les manifestants et se taire face aux dérives et à l’entorse faites aux lois qui nous gouvernement.
Sinon, comment comprendre que depuis le début de la crise à la Cour Constitutionnelle, les autorités au plus haut niveau de l’Etat, notamment le président Alpha Condé, son Premier Ministre, Ibrahima Kassory Fofana et le Ministre de la Justice, garde des Sceaux, Me Cheick Sakho n’ont pas daigné lever le petit doigt pour « siffler » la fin de la récréation au sein de cette prestigieuse institution.
A propos, comme disait le président du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN), Lansana Kouyaté, « si ce n’est pas le Président Alpha Condé qui tire les ficelles de cette crise, il est néanmoins la personne, la mieux indiquée maintenant pour y mettre un terme ».

Focus de Guineelive

Partager