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Ce jeudi 4 octobre 2018, l’ONG Human Rights Watch a présenté le rapport d’enquête sur l’exploitation minière dans la région de Boké.

Selon ce rapport, de nombreux habitants ont affirmé que les activités d’exploitation minière ont engendré une baisse du niveau et de la qualité des eaux des rivières, des cours d’eau et des puits de la région, menaçant le droit à l’eau de plusieurs milliers de personnes. Dans des communautés voisines des mines de la SMB, les dégâts subis par les sources d’eau ont contraint les villageois à dépendre de la SMB pendant de longues périodes pour leur approvisionnement en eau, qui leur était livrée par camion-citerne. « Certains jours, les camions-citernes apportent de l’eau sale », a expliqué un leader communautaire. « Nous devons conserver l’eau propre que nous avons et attendre la livraison suivante ».

D’après ce rapport, des dizaines d’habitants ont également déclaré que leurs vies avaient été durement affectées par la poussière rouge produite par l’extraction et le transport de la bauxite, qui recouvre les villages et les récoltes et pénètre dans les maisons. Les habitants de villages, dont beaucoup se sont dit persuadés que l’exploitation minière contribuait déjà aux maladies respiratoires, s’inquiètent des répercussions à plus long terme sur la santé.

En mai 2018, le gouvernement de la Guinée a expliqué Human Rights Watch dans un courrier que seuls les projets conformes aux critères environnementaux et sociaux reçoivent son accord. Le gouvernement a également garanti « Assumer pleinement ses fonctions de puissance publique pour faire respecter sa réglementation [relative au secteur minier] et de contrôler les activités des entreprises. »

Daouda Yansané

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