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Usine de tomates, usine de pommes de terre, usine de mangues, usines d’oranges, assurer l’autosuffisance alimentaire en deux ans, excusez du peu, la liste des promesses faites par le président Alpha Condé est longue.
Récemment en Guinée forestière, Alpha Condé déclarait : « Nous allons avoir trois usines ici pour l’alimentation des bœufs, des moutons, des chèvres, des poulets, du poisson mais aussi des porcs ».
Avant de s’envoyer pour l’Arménie pour le sommet de la francophonie, le président Alpha Condé était mercredi à Sanoyah, une localité sous la juridiction de la préfecture de Coyah, mais située en haute banlieue de Conakry. Il était avec dit-on des investisseurs sur le site de l’ancienne « Usine des Textiles de Sanoyah ». Sur ce site qui couvre plusieurs centaine d’hectares, Alpha Condé a annoncé la construction très prochaine d’une usine pour « le montage des BUS, de voitures, de tracteurs, de motos en Guinée ». Soit.
A propos, il faut dire que la liste des promesses faites par le chef de l’Etat commence à s’allonger. Ce, depuis le 21 décembre 2010, date à la quelle il a officiellement pris fonction à la tête de l’Etat. Mais sur le terrain, force est de reconnaitre selon les observateurs qu’il y a une distance océanique entre la réalité et les promesses. Pour ne pas dire que les fruits n’ont pas tenues la promesse des fleurs. A moins que l’on ne prenne les guinéens pour des populations qui ne sont pas capables de réfléchir.
C’est sur ces promesses pas « fantaisistes » comme la grève des enseignants que le président Alpha Condé a pris son avion pour quitter Conakry. Direction Erevan, en Arménie pour le 17ème sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement des pays membres de la Francophonie.
Il est vrai que la construction d’une usine de montage de Bus, de tracteurs et de voitures en Guinée est une bonne chose. Mais pendant ce temps, ils sont nombreux les guinéens qui mangent à peine une fois par jour et pour cause. Le kg du riz du pays, communément appelé « Barabarai » se vend à 9. 000 GNF et le sac du riz importé a franchi la barre symbolique de 300. 000 GNF.
Partant de cet exemple, un observateur pense qu’il faudra d’abord mettre les routes en bon état pour faciliter l’écoulement des produits locaux vers les grands centres urbains et la capitale pour assurer l’autosuffisance alimentaire en Guinée. A moins qu’on ne mette les charrues avant les bœufs.
Mais comme disait Gandhi « On ne peut battre son adversaire que par l’amour et non la haine. La haine est la forme la plus subtile de la violence. La haine blesse celui qui hait, et non le haï. »

Ousmane Cissé

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