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Après plusieurs mois de suspension, le collectif des avocats de Toumba Diakité a repris ses services auprès de leur client. L’annonce a été faite le jeudi 11 octobre 2018 par Me Paul Youmba Kourouma, lors d’une conférence de presse à la maison des journalistes de Guinée.

Selon l’avocat, c’est sur la sollicitation de Toumba que le collectif a décidé de revenir sur sa décision et reprendre ses services à ses cotés. « Aujourd’hui Toumba est coupé de tout, meme l’information. Il ne peut manger à sa fin. Il ne mange qu’un demi-plat dans la journée. Dans son orphelinat, c’est étonné et exaspéré de constater que malgré le déport notifié tant par voie d’huissier que par voie administrative de ses avocats, aucun avocat n’a été constitué pour la poursuite de sa défense ni meme commis d’office. C’est ainsi que la clôture de l’information s’est déroulée sans qu’il n’est été mêlé, aucun de ses témoins n’a été entendu et l’ordonnance de renvoie à été rendue sans que notification lui est été faite en violation manifeste de la loi et des règles de la procédure », a-t-il dit.

C’est dans cet abandon qu’une sévère pathologie s’est emparé de lui et qui le traine aujourd’hui savoir la hernie blanche. « Il s’agit d’une pathologie très délicate qui requiert une intervention d’urgence, laquelle ne peut avoir lieu ici en raison de l’expertise. Pour son sommeil, il est obligé de prendre la bande balpeau et attaché au niveau de sa poitrine parce que les intestins sont dehors. Le prisonnier passe la majorité de ses nuits debout», a-t-il révélé.

A en croire l’avocat, la prise en charge de Toumba est négligée malgré les appels incessants qu’il a eu à faire  tant à l’administration pénitentiaire qu’aux autorités départementales. « Toumba vit dans son enfermement et n’a jamais vu le dehors après sa dernière comparution devant le juge pour être entendu sur le fond. Il n’a jamais connu la véranda de sa prison. Ayant constaté tous ces facteurs, il (Toumba) a sollicité ardemment le retour de ses avocats pour être son porte voix. Il nous a donc saisi par écrit, il a saisi le procureur de la république et nous a personnellement reçus d’abord pour convenir avec la justice de notre départ. Il nous a demandé de retourner non pas dans l’illégalité mais de dénoncer, l’a réparé ou en atténuer les rigueurs. C’est en cela que le retour du collectif se justifie », a-insisté l’avocat.

Daouda Yansané

 

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