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L’histoire retiendra que c’est un certain Ibrahima Kassory Fofana qui avait soutenu le Secrétariat Général du Syndicat des Enseignants et Chercheurs Libres de Guinée, Aboubacar Soumah lors de la grève des enseignants début 2018. Selon les mauvaises langues, à l’époque, les syndicalistes avaient bénéficié des fonds nécessaires pour résister au gouvernement du Premier Ministre, Mamady Youla.
L’objectif que s’était assigné Ibrahima Kassory Fofana à l’époque selon la même source était de montrer à l’opinion nationale et internationale que Mamady Youla était un chef de gouvernement qui était « faible », qui n’était pas à la « hauteur » et qui n’avait pas le charisme nécessaire pour conduire à bien la politique politicienne du président Alpha Condé.
Mamady Youla puisqu’il s’agit de lui sera limogé au mois de mai 2018 et remplacer par Ibrahima Kassory Fofana à la primature. Mais comme en physique, on nous enseigne que « les mêmes causes produisent les mêmes effets ». L’objectif étant de remplacer Mamady Youla.
Ibrahima Kassory Fofana, une fois au perchoir du palais de la Colombe, Aboubacar Soumah remet ça : « la grève n’est que suspendue, elle n’est pas levée ». Ibrahima Kassory Fofana voudrait à présent montrer ses muscles pour prouver au président Alpha Condé que de la manière dont il cloué au pilori le Secrétaire général de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée, Amadou Diallo et ses camarades autour du prix du carburant, il réussira à faire la même chose face à Aboubacar Soumah et ses amis.
Mais contrairement à l’apparence, les choses ne semblent pas être aussi facile et pour cause. L’instabilité qui prévaut au pays, essentiellement occasionné par la situation politique (Cellou et ses militants) et la grève qui paralyse le système éducatif guinéen ne sont pas des choses à rendre facile la tâche pour l’ancien Ministre de l’Economie et des Finances sous le régime du général Lansana Conté. Et ce n’est pas en gelant le salaire des enseignants que les choses s’amélioreront, au contraire. Aboubacar Soumah et son groupe restent déterminer à aller jusqu’au bout. En tout cas sur le terrain, plusieurs préfectures du pays suivent et à la Lettre les consignes donnés par Aboubacar Soumah et observent la grève malgré le gel des salaires.
Plus loin, Aboubacar Soumah accuse le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana d’être le responsable de la rupture du dialogue avec le régime Alpha Condé.
Cette annonce intervient à un moment où la contestation contre des « contractuels » engagés par l’Etat pour remplacer les enseignants est de plus en plus forte au niveau des élèves qui affirment que les « nouveaux maitres » ne sont pas à la hauteur. i
Par ailleurs, la semaine qui s’annonce sera aussi tumultueuse dans la capitale Conakry. L’opposition conduite par Mamadou Cellou Diallo qui a été empêché de manifester lundi, a appelé à une journée « ville morte » mercredi et une « marche », jeudi prochain.
En attendant, le président Alpha Condé qui est rentré d’Allemagne multiplie des contacts selon certaines indiscrétions pour que la grève soit suspendue avant lundi. Justement le lundi, les femmes de la commune de Kaloum ont promis de se faire entendre pour que leurs enfants retournent à l’école.

Focus de Guineelive qui suit la situation pour vous

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