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N’en déplaise au Ministre de l’Education nationale qui montre des images d’enseignants et d’élèves dans des salles de classe. La grève des enseignants est largement suivie par les enseignants surtout dans le pays profond où les enseignants narguent le Ministre Mory Sangaré en tenant même des réunions d’informations avec la base. C’est le cas à Kankan, Siguiri, N’zérékoré dans la capitale du Sud du pays, au Mali, dans les préfectures du Foutah Djallon, à Forécariah, la ville natale du Premier Ministre, Ibrahima Kassory Fofana, à Kaloum, le centre ville où se trouve le palais Sekhoutouréah, excusez du peu, la liste des préfectures où les enseignants suivent la grève est longue.

Cette situation n’est pas sans conséquence sur les craintes du président Alpha Condé qui a peur que la situation ne dégénère comme au temps du très controversé Ministre Dr Ibrahima Kourouma. Ainsi, Alpha Condé a multiplié les rencontres et les contacts pour se rapprocher du Secrétaire Général du SLECG, Aboubacar Soumah. Une délégation gouvernementale a été reçu, puis une équipe parlementaire, composée de plusieurs députés dont le porte-parole du parti présidentiel, Amadou Damara Camara, mais aussi des personnes anonymes qui viennent en privées au nom du président Alpha Condé.

Mais au sortir de la rencontre, Damaro, le chef de file de la majorité présidentielle était le premier à reconnaître l’échec: « nous n’avions rien obtenu de concrets ».
Pour le Secrétaire général adjoint du syndicat des enseignants,  le Professeur de Philosophie, Oumar Tounkara: « Il n’y a rien de sérieux. Ceux qui sont venus, nous ont dit qu’Ils sont venus d’eux-mêmes, ils ne sont pas mandatés par le gouvernement. Ils voulaient qu’on reprenne les cours. On a dit non ». Et toc…

Ousmane Cissé

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