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Conakry, Kindia, Forécariah, Labé, Mamou, excusez du peu la liste est longue. La semaine écoulée et celle en cours n’ont pas du tout été clémente pour les enseignants qui réclament de meilleures conditions de vie et de travail.
Pour avoir organisé des sit-in à Conakry et devant les directions communales de l’éducation dans les 33 préfectures du pays, des enseignants sont arrêtés, emprisonnés, jugés et condamnés. Dans ces jugements, ce qui intrigue, c’est que c’est la même peine de prison qui est infligée aux enseignants grévistes à savoir : « 6 mois de prison avec sursis ». ils sont des dizaines qui ont été condamnés à travers tout le pays.
Par ailleurs, dans le journal télévisé de 20h30 du mercredi, un communiqué du Ministère de l’éducation nationale est tombé. Il s’agit de la situation administrative des enseignants grévistes et non grévistes. Même si le communiqué a été laconique, il faut dire que sous le régime Alpha Condé, il y a des signes qui ne trompent pas. Le communiqué ne parle pas de licenciement des enseignants grévistes, mais des nouvelles en provenance de la primature où siège un certain Ibrahima Kassory Fofana vont dans ce sens.
Pendant ce temps, gouvernement et syndicat sont à couteaux tirés. Le dialogue et les négociations sont au point mort. Le médiateur de la République, les religieux, les sages, les coordinations régionales, les diplomates et représentants d’institutions internationales, selon nos sources sont préoccupés par la situation. Toutefois, selon les mêmes sources, ils n’ont pas de répondant. Le président Alpha Condé et son Premier Ministre, Ibrahima Kassory Fofana sont restés droit dans leur botte. Il n y aura pas d’augmentation de salaire pour les enseignants.
Au niveau du syndicat des enseignants, le ton monte et les discours se durcissent. Aboubacar Soumah et les siens n’écartent pas désormais le spectre d’une année blanche en Guinée.

Ousmane Cissé

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