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A l’occasion d’une conférence de presse le jeudi 29 novembre 2018 à la maison des journalistes de Guinée, Mamadou Kaly Diallo, un activiste des droits de l’homme a dit qu’en matière du respect des droits de l’homme pendant l’ère d’Alpha Condé, Mohamed Said Fofana et  Mamady Youla valent  mieux que l’actuel Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana.

Pour cet activiste des droits de l’homme, certes, il y a des réformes qui ont été posées par le gouvernement, mais il reste beaucoup de choses à faire encore en Guinée. « Aujourd’hui, si bien l’article 50 donne les  prérogatives au Premier ministre, Chef du gouvernement de promouvoir le dialogue  social avec les partenaires, laissons tous ce qui est politique mais, nous devons nous s’interroger sur l’éducation de nos enfants. Ça fait deux mois  que l’éducation n’est pas reprise effectivement. Donc, on ne peut pas dire qu’il y a une avancée en matière du respect des droits de l’homme en Guinée. Nelson Mandela l’a dit que, l’arme la plus puissance qu’on peut offrir à une nation, c’est bien l’éducation. Mais, aujourd’hui l’éducation guinéenne est bafouée…», a-t-il expliqué

Avant de conclure ses propos, il a annoncé une marche de protestation des organisations de défense des droits de l’homme. « D’abord, je vous rappel que le 10 décembre marque l’anniversaire de la déclaration  des droits de l’homme et du citoyen. Il reste l’idéal à atteindre par tous les peuples, toutes les nations.

Effectivement les organisations de défense  des droits de l’homme et du citoyen guinéen que nous sommes, l’ensemble des organisations, nous comptons organiser une marche de protestation le 6 décembre 2018, en prélude à la déclaration du 10 décembre prochain.

 

Cette marche débutera du rond-point du port autonome de Conakry jusqu’au ministère de la sécurité. Notre objectif est de dire au gouvernement guinéen de lever la suspension, en lui rappelant que la Guinée est l’un des rares  pays au monde qui souscrit à tous les engagements relatif à la protection et la promotion des droits de l’homme et viole ces engagements. Nous allons dire aussi au gouvernement que la Guinée est un état de droit et il n’est pas possible d’interdire les manifestations », a-t-il annoncé

Daouda Yansané

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