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Le régime Alpha Condé à travers son Premier Ministre, continue comme à l’accoutumée de faire des annonces et autres promesses dont Ibrahima Kassory Fofana seul sait comment assurer la réalisation des promesses faites.
Pendant ce temps, les enseignants sont toujours à la maison. Les élèves aussi. Ce, à commencer chez lui, la ville de Forécariah qui lui a vu naitre et grandir à l’école. Même si la constitution en son article 50 lui confère de promouvoir e dialogue social, le chef du gouvernement guinéen n’en a cure. Pas question de dialoguer avec les enseignants. Alors que la grève dans le secteur éducatif rentre dans son troisième mois, le Bureau Exécutif du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée était encore samedi en Assemblée autour du point de revendication relatif aux 8 millions GNF.
Faute d’accord et de négociation, Aboubacar Soumah et son équipe veulent désorais aller plus loin : « Nous allons porter plainte contre les autorités de l’éducation nationale au tribunal du travail, même si nous savons que ce sont eux qui sont là, mais nous allons porter plainte pour avoir arrêté, bastonné, blessé et geler les salaires des enseignants ».
Plus loin, Aboubacar Soumah et cie comptent désormais impliqué les femmes enseignantes à la cause commune : « Si d’ici mercredi il n’y a pas de négociation, le jeudi nous convoquons toutes les femmes enseignantes de la république de Guinée au siège du SLECG pour marcher à Conakry ».
Par ailleurs, Aboubacar Soumah fraichement élu Secrétaire Général adjoint de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée compte s’appuyer sur cette structure représentative pour déclencher une grève générale et illimitée sur toute l’étendue du territoire national : « si lundi on ne reçoit aucun appel du gouvernement pour l’ouverture des négociations, le mardi, l’USTG va tenir un point de presse avec toutes les fédérations affiliées pour déclencher une grève générale». En effet, les organisations affiliées à l’USTG auraient décidé selon nos informations de déclencher aussi des grèves dans leurs secteurs respectifs pour contraindre le gouvernement à négocier avec le SLECG.

Avec une grève dans le secteur bancaire avec le syndicat des Banques et Assurances de Guinée, le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée compte obtenir gain de cause pour faire plier le gouvernement.
Après ces annonces samedi, le régime Alpha Condé n’a pas encore réagit.

Guineelive suit pour vous

Mohamed Soumah

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