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Officiellement, l’école guinéenne avait ouvert ses portes le 03 octobre dernier. Mais deux mois après l’ouverture des classes, force est de constater que les cours tardent à démarrer. Surtout dans le pays profond où les enseignants ont carrément boudé les écoles. Cette annonce est vérifiable sur le terrain, même si le régime Alpha Condé qui mise sur des contractuels qui n’ont aucune formation pour tenir des cours n’est pas de cet avis.
Pour Sidya Touré, leader de l’UFR, par ailleurs Haut Représentant du Chef de l’Etat, le gouvernement a une responsabilité, « c’est celle d’éduquer nos enfants ».
L’ancien Premier Ministre soutien mordicus que le rapport de ses militants à la base fait état du fait que ça n’étudie pas dans le pays profond, alors que les élèves de la capitale et ceux de l’intérieur du pays seront tous soumis aux même épreuves lors des examens nationaux.
Plus loin, Sidya Touré met en doute la capacité du gouvernement a relever le défi du système éducatif guinéen avec le dialogue de sourds qui s’est installé entre responsables syndicaux et gouvernement, notamment le chef du gouvernement, Ibrahima Kassory Fofana.
Pour l’heure, le Premier Ministre n’a pas encore réagit aux propos de Sidya Touré. La seule certitude, c’est que les rapports entre les deux hommes ne sont pas cordiaux, même si Ibrahima Kassory Fofana avait appartenu en juillet 1996 au gouvernement de Sidya Touré. Ibrahima Kassory Fofana avait notamment occupé le poste de Ministre de la Restructuration du Secteur Parapublic. Avant de prendre le dessus sur Sidya Touré pour devenir tout Puissant Ministre de l’Economie et des Finances.
La suite est connue, puisque Sidya Touré a fini par tomber avec les manœuvres de Kassory.

Ousmane Cissé

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