Il y a plusieurs jeunes guinéens ou d’origine guinéenne qui, par leurs talents font la fierté de la Guinée en occident. C’est le cas du jeune artiste belge d’origine guinéenne Fassou Camara communément appelé Mnssa T’ly. En séjour au bercail, le Reporter de votre quotidien en ligne (guineelive.com) a rencontré le jeune artiste pour un entretien exclusif.

Dans cet entretien, il a bien accepté de nous parler de ses origines dans la musique, son genre musical, ses projets pour la Guinée et autres choses.

Lisez !

Guineelive.com :Présentez-vous à nos lecteurs ?

Je suis Fassou Camara, connu sur le nom de Mnssa T’ly, jeune artiste belge d’origine guinéenne. J’évolue en Belgique ça fait quinze ans maintenant. J’ai commencé en tant que big-Maker, après je même suis  lancé dans la production, pour finir Songridew. J’écrivais des chansons pour des artistes et la fin je me suis lancé moi-même.

Dites-nous le genre de musique que vous faites ?

C’est un style qu’on est entrain d’imposer,  qu’on veut lancer,  que j’ai crée depuis 2012 qui s’appel le mélomanie-art. C’est la mélomanie, c’est l’art dans la mélomanie. C’est basé que sur plusieurs  flots, styles de musiques. Moi personnellement, c’est basée sur les cultures africaines précisément en Guinée. Le but du style c’est qu’on a plusieurs communautés africaines différentes dans le groupe, parce que j’ai signé deux artistes qui ont travaillé leur style de musiques selon la  culture de la région ou le pays dont ils viennent. C’est un style qui permet à la voix de prendre le poids sur l’instrument, le but si vous voulez. C’est voix qui va remplacer les notes de la Guitare, du piano et autres.

En Europe, les jeunes pratiquent beaucoup de métier. Pourquoi vous avez choisi la musique ?

La musique c’est un moyen de promouvoir la vision de l’artiste. Pour moi, un artiste, je ne vois pas juste la musique ou l’art qu’il pratique. De mon coté je  puisse parler de la musique, je me vois comme un griot. Je suis là pour revendiquer, parler au nom de cette communauté que je compte représenter.

Pouvez-nous parlez de votre nouveau clip que vous avez fait pour rendre hommage à votre défunte sœur ?

C’est un clip à la base que j’avais fais une musique  pour le mont Nimba. Comme je vous le dit, c’est un groupe de jeunes militants. Parce qu’on avait appris que les chinois ont commencé aussi à couper les bois de la forêt comme ils ont fait au Congo.

C’est d’abord une musique que j’avais fait pour ça. Bon, avec le temps, j’ai perdu ma sœur  qui a investi dans ce projet  avec moi. Du coup j’ai introduit son prénom dans le mont Nimba. Le titre de la musique  c’est le mont nimba, parce que pour moi sa grandeur, sa vision et ce qu’elle représentait pour toute la famille était un peu représentatif du mont Nimba pour le mont  à son nom en faite.

Vous parlez de quoi  exactement dans ce clip ?

Je parle de la dualité entre hommes pour atteindre son but. Parce qu’on est prêt pour atteindre son but que ça soit bon ou mal. Le mal qu’on se fait entre nous pour de rien comme on le dit en Belgique, sinon en français on dit pour rien.

Malgré vous êtes loin du pays, quel regard faites-vous de la musique guinéenne ?

Il y a énormément de talents. J’en ai rencontré énormément de talents comme dans tout pays qui rame un peu les investisseurs de ces talents là et comme on fait pour les ouvrir au monde. Il y’a énormément de talents, je suis fière de la musique guinéenne qui a prit le monde maintenant avec d’autres qui sont à l’extérieur qui ont fait leurs noms aussi.

Dans votre musique, nous voyons que vous vous ressourcez de votre culture. D’où vient cette inspiration ?

C’est nos grandes tantes. J’ai des grandes tantes qui font aussi la musique. J’écoute  beaucoup la musique forestière. Il y a des notes inconnues à l’occident dans lesquelles je m’inspire. Et comme chaque artiste, c’est selon ton environnement de vie, ce que tu as vécu, comment tu converti ça pour communiquer à ceux qui t’écoute, à ceux qui peuvent s’identifier à ce que tu dis.

Est-ce que vous avez des projets en perspective ?

Beaucoup ! C’est une coopérative artistique  que j’ai fais. Cette coopérative à plusieurs branches. C’est vraiment des jeunes militants, on est plus dans un but de relever notre communauté, parce à l’extérieur de cette Afrique, il faut savoir que les jeunes noirs et les noirs nous ne sommes pas vu comme on pense. Nous on n’aime tout le monde, mais nous ne sommes pas aimer par tout. En dehors d’ici on a énormément de  cales. Nous avons deux à trois fois plus de boulot parce que nous arrivons dans des pays ou il y a déjà des héritiers. Nous trouvons des gens qui avaient leurs pères qui se sont battus pour eux. Nous jeunes africains, nous arrivons avec des talents et l’on fait peur. Comme je vous dis chacun à sa vision, il faut le vivre pour voir.

Pouvez-nous citer quelques projets que vous envisagez de réaliser en Guinée ?

A coté de la musique je suis électricien. J’ai fais mes études en électricité qui a été conseillée par mon père. Nous sommes en train de travailler sur un projet de barrage hydro-électrique et d’éolienne en faites. Puisque nous avons le soleil, l’eau et le vent normalement on doit avoir l’électricité gratuite avec tout ce qu’on n’a naturellement. Je suis sur un projet de radio-taxi. J’ai  aussi avec la circulation  en Guinée. Il y a plusieurs projets qui sont en route hors artistique. Mais artistique je suis en promotion de ma trilogie. Dans la trilogie j’ai toute l’équipe que j’ai mise dedans donc c’est plusieurs mondes. D’où  le mélomanie art, du solo-jazz, de la rumba congolaise, la mamaya donc c’est vraiment un bon mélange culturel que j’ai mis dedans et moi-même je suis beat-maker, ingénieur de son.

Quel est votre message de la fin de cet entretien ?

Je suis content de revenir en Guinée. C’est une grande force de revoir certaines choses que j’avais eu l’occasion de vivre depuis plusieurs années j’espère en vivant encore et être utile pour mon pays. Parce qu’avant tout peu importe ce qu’on fait, on reste enfant de la Guinée

Entretien réalisé par Daouda Yansané

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