La société civile guinéenne vu les problèmes de gouvernance et de pratiques non conformes aux réalités républicaines continue son combat d’alerte et de dénonciation dans le pays du président Alpha Condé. Ce lundi 1er avril 2019, à l’occasion d’une conférence de presse à la maison des journalistes de Guinée,  le président de la Plateforme des Citoyens unis pour le Développement (PCUD), Abdourahamane Sanoh a déclaré que la Guinée figure parmi les pays les plus corrompus au monde.

Partant des rapports publiés par des ONG et institutions internationales, Addourahamane Sanoh a déclaré pour la circonstance  que par la mauvaise gestion des autorités, la Guinée occupe des places qui n’honorent pas des guinéens vivant  aussi en Guinée tout comme à l’extérieur.

Selon lui, « Une étude de la banque mondiale menée en 2017 sur les dépenses  d’investissements révèle que 67% des projets publics financés  sur le budget  national n’auront pas fait l’objet  d’une  étude conséquente.  Ce qui bien entendu pose le problème de gaspillage de nos ressources financières », crois savoir l’activiste de la société civile.

Par ailleurs dans la même lancée, une étude d’une agence guinéenne indépendante de sondage indique: « 90% de guinéens ont manqué d’argent en 2017 pour certainement satisfaire un ou plusieurs de leurs besoins », a-t-il déclaré.

Parlant de l’indice de corruption dans le pays, Addourahamane Sanoh enfonce le clou : « Dans son rapport  de 2017 sur l’indice de perception de la corruption, portant sur 180 pays à travers le monde, Transparency International révèle que la Guinée se classe au 148ème  rang mondial et se retrouve ainsi parmi, les 20 plus corrompus d’Afrique. N’est-ce pas ce qui est révélateur du rapport d’audit des marchés publics exigé par le FMI et commandité par le gouvernement, lorsqu’il constate que 87% de ces marchés sont passés de gré à gré ? ».

Daouda Yansané

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