Législatives du 24 septembre : la campagne démarre enfin avec des pancartes à l’effigie des leaders politiques
Officiellement, le décret d’ouverture et de clôture de la campagne électorale en vue des élections couplées, liste uninominale et la proportionnelle a été rendu public jeudi. Pour démarrer le samedi dernier.
Et comme tout début, il faut dire que le début de la campagne électorale n’a pas été facile. La conjoncture économique difficile au pays y est pour quelque chose sans doute.
Mais n’empêche. Les leaders politiques commencent à s’organiser et à quitter Conakry pour le pays profond. C’est le cas notamment du président de l’UFDG, union des forces démocratiques de Guinée qui, outre des alliances qu’il crée avec d’autres formations politiques a quitté Conakry dimanche pour la ville carrefour Mamou.
Dans cette ville justement, il faut dire que les choses ne seront pas faciles pour Mamadou Cellou Diallo puisqu’il s’agit de lui.
Boubacar Barry, le centriste et président du PNR, parti national pour le renouveau est aussi le vice président de l’alliance AEG, agir ensemble pour la Guinée.
Il n’a présenté sa candidature que dans la ville carrefour Mamou. Interroger sur la question lors de la conférence de presse que l’alliance Agir Ensemble pour la Guinée avait animé, Boubacar Barry a déclaré que son parti est encore jeune. Et pour bien grandir, il fallait partir de Mamou pour conquérir au finish toute la Guinée.
Ce jeune leader politique et ami d’enfance de l’homme fort du 22 décembre 2008, nous voulons nommer le capitaine Moussa Dadis Camara ne manque pas d’atouts à Mamou.
Outre le fait qu’il est natif de la ville puisque « nul n’est prophète chez soi », nous enseigne la sagesse populaire, il est aussi issu de la grande famille aristocratique du Foutah Djallon qui ont toujours gouverné dans le Foutah et i à Dabola.
En ces temps où le Foutah est divisé en Hal Pular , en Mandén Djallon et l’Union des Djallonkés, il faut dire qu’il y a de chaudes empoignades en perspective puisque le vote ne sera pas que communautaire. Les hommes qui aspirent gouvernés devraient être aussi du métier. Comme on le voit, Mamadou Cellou Diallo a plusieurs raisons de se faire des soucis.
Dans la ville déjà, les panneaux publicitaires ont renoué avec l’ambiance de la présidentielle de 2010. Outre des panneaux à l’effigie du président Alpha Condé, des posters du président de l’UFR, union des forces républicaines, Sidya Touré en compagnie de ses alliés politiques et des candidats de son parti sont visibles partout à travers la capitale Conakry.
Des préparatifs étaient visibles aussi dans les états majors des partis politiques samedi et dimanche. Chacun se prépare et affûte ses armes pour aller à la conquête des électeurs.
Comme pour dire que le mot d’ordre de boycott des législatives qui planait sur la date du 24 septembre est désormais derrière les leaders politiques. Place à présent aux choses sérieuses.
La CENI, commission électorale nationale indépendante commence aussi à communiquer à outrance pour informer et sensibiliser les citoyens autour du vote.
Il ne reste plus que l’organisation des femmes et hommes de medias sur le terrain qui doivent accompagner les leaders politiques en campagne dans le pays profond.
Mohamed Soumah