La planète des hommes se trouve menacée par des effets néfastes sur le climat. C’est pour inverser cette tendance que le projet de la résilience et adaptation aux impacts négatifs du changement climatique dans les zones côtières vulnérables a vu le jour en Guinée.
Pour attirer l’attention des décideurs et des populations victimes sur les conséquences du réchauffement de la planète, des spécialistes en environnement et en protection marine ont animé un point de presse. C’était le vendredi dernier à Conakry.
En Guinée, le projet de changement climatique dans sa première phase touche la zone côtière avec des sites d’application à Boffa (Koba et Kito) et à Forécariah (Kakossa et Kaback. Il est une composante du RAZC (Renforcement de la résilience et adaptation aux impacts négatifs du changement climatique de la zone côtière de la Guinée) en partenariat avec le fonds pour l’environnement mondial (FEM). D’entrée de jeu, le directeur du Programme Environnement et Développement Durable a rappelé que La terre a toujours connu des changements cycliques de climat, les périodes glacières alternant avec des périodes plus chaudes. Ces cycles durent à peu près 100 000 ans. Selon lui, ce phénomène favorise entre autres : L’augmentation accélérée de la température moyenne à des rythmes méconnus; la multiplication des catastrophes naturelles (ouragans, inondations, etc.);l’élévation du niveau de la mer suite à la fonte des glaces. En définissant le changement, Dr Selly CAMARA, Directeur du Programme Environnement et Développement Durable a dit ceci : « Le réchauffement climatique (global warming en anglais) est l’augmentation de la température terrestre et océanique à l’échelle planétaire. Il est provoqué principalement par l’activité humaine. Parlant des causes du changement néfaste de climat, le directeur confiera à la presse qu’elles sont liées aux gaz à effet de serre engendrés par l’utilisation massive d’énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon) et de méthane (climatisation, réfrigération) qui absorbent le rayonnement infrarouge émis par la surface terrestre. Quant aux conséquences, elles sont : L’extinction de la faune et de la flore; Inondations, sécheresses et intensification des tempêtes tropicales; conséquence du réchauffement climatique sur l’agriculture (Europe et des zones arides) ; modification du Gulf Stream ; modification de la géographie et l’habitat; réduit de la fonction biologique de la croissance des plantes; l’augmente de la propagation des ravageurs et des agents pathogènes des plantes; l’augmente de la fréquence des incendies et la concentration du CO2; difficile conditions météorologiques extrêmes entrainent des dommages (tempêtes, sécheresses). Evoquant les solutions face aux effets néfastes, Dr. Camara a souligné que le protocole de Kyoto signé en 1997 qui constitue un accord visant à réduire l’émission des gaz à effet de ser, entrant en vigueur en 2005, il a été ratifié par 183 pays. « Les USA ont refusé de le signer alors qu’ils sont les plus gros pollueurs de la planète. Chaque pays ne pas dépasser 25% des émissions de 1990, sauf les pays en voie de développement qui n’ont pas d’objectif chiffré » A-t-il conclut. Quant à Dr Kandè Bangoura , Expert en mesures d’adaptation au changement climatique, il fera remarquer que la tendance actuelle est une hausse en moyenne de 1,3 mm/an sur les côtes africaines : A l’horizon 2100, ajoute l’expert, on constatera une hausse du niveau de la mer comprise entre 25 et 78 cm. Les effets secondaires de cette hausse sont de plusieurs ordres : L’augmentation de la fréquence et de la force des tempêtes et des phénomènes extrêmes les accompagnants (houle, surcotes), l’érosion des berges des cours d’eau et des plages côtières, destruction des habitats et infrastructures côtières… Ces phénomènes sont incertains, difficiles à cerner et à quantifier, mais peuvent avoir des répercussions sur le coût d’entretien des ouvrages existants et le dimensionnement des ouvrages futurs. Les conférenciers ont lancé un appel aux décideurs politiques et aux populations de s’impliquer fortement pour ne pas léguer un héritage trop néfastes aux générations futures surtout en Guinée où la coupe de bois et des constructions le long des côtes sont devenues abusives.
Aly Badara Condé
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