Les responsables des forces de défense et de sécurité ont toujours vanté haut et fort, le professionnalisme des forces de l’ordre pendant les manifestations politiques de l’opposition en Guinée. Et bien à l’image de nombreux guinéens, l’ONG Internationale de défense des droits de l’homme, Amnesty International pense tout le contraire.
Dans un communiqué disponible en ligne, Amnesty International accuse les « bérets rouges » qui relèvent de la garde présidentielle du président Alpha Condé d’être « présents et armés » pendant les manifestations politiques de l’opposition.
Pourtant, le Ministre de la défense nationale, le très controversé Dr Mohamed Diané, géniteur de l’ethno-stratégie sous le magistère du président Alpha Condé a toujours clamé que l’armée n’est pas impliquée dans les opérations de maintien de l’ordre.
Amnesty International affirme comme preuve une vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux : « Par le biais de son Service de vérification numérique (réseau de bénévoles formés à la vérification des réseaux sociaux), Amnesty International a authentifié des vidéos et des photos montrant des membres des « bérets rouges », une unité d’élite militaire déjà impliquée dans des violations des droits humains comprenant des homicides illégaux et des violences sexuelles, portant des armes aux côtés de la police lors d’une manifestation le 15 octobre ».
Avec 18 morts par balles réelles en 2018 et 98 depuis l’accession du président Alpha Condé à la magistrature suprême du pays le 21 décembre 2010 l’ONG de défense des Droits de l’Homme regrette le fait qu’aucune enquêtes aboutissant à des poursuites judiciaires ne soit engagée.
Pour couper la poire en deux, Amnesty International affirme également avoir détenir des preuves comme quoi, les partisans de l’opposition font des violences à l’encontre des forces de l’ordre avec des jets de pierres, blessant des membres des forces de sécurité.
A propos, il faut dire que l’inquiétude de Amnesty International est d’autant plus légitime que d’autres manifestations et échéances électorales ne sont pas loin des guinéens. Alpha Condé puisqu’il s’agit de lui entretien toujours le flou autour de la modification de la constitution en se remettant « à Dieu ». Alors que la constitution prévoit un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois.
Les élections législatives sont programmées pour 2019 et la présidentielle qui sanction la fin du second et dernier mandat du président Alpha Condé en 2020.
Qu’à cela ne tienne, le pays est toujours englué dans des contestations pour l’installation des élus locaux, pour une élection qui s’est tenue depuis le 4 février 2018.
Autre signe d’inquiétude dans le pays, le système éducatif guinéen qui est abandonné par Alpha Condé et son gouvernement dont presque tous les membres ont leurs enfants et familles qui étudient à l’étranger.
Le cocktail est donc plein et de nombreux guinéens ont des inquiétudes légitimes face à un président qui se crois le plus « intelligent, le plus instruit, le plus connaisseur, le plus prometteur » de tous les guinéens.
Mohamed Soumah