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Education : le gouvernement demande la négociation, Soumah ne crois pas en sa sincérité

Déclencher le 9 janvier dernier, la grève des enseignants se poursuit sur toute l’étendue du territoire national. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les appels à poursuivre les cours et autres menaces d’intimidation et de licenciement des enseignants qui observeront la grève lancées par le gouvernement n’ont pas eu raison des grévistes. Les enseignants sont restés à la maison.

C’est sans doute en désespoir de cause que le gouvernement a finalement décidé de négocier avec le syndicat, mais sur la base du recensement des enseignants pour détecter dit-on les fictifs, selon Lansana Komara, Ministre de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle et du Travail..

Pour le Secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée, la confiance n’est pas au rendez-vous. Aboubacar Soumah accuse à tort ou à raison le gouvernement d’avoir mis tout en œuvre pour bâcler le recensement biométrique des enseignants afin de détecter les fictifs.

Joint au téléphone, Aboubacar Soumah reste catégorique : les négociations ne seront plus sur la base du recensement biométrique, mais sur l’augmentation des salaires des enseignants. Un point, c’est tout, a-t-il lancé au téléphone.

Pour M. Soumah, le gouvernement a suffisamment d’argent pour augmenter le salaire des enseignants, à moins que ça ne soit un refus ou mauvaise foi. Et dans ce cas de figure, la grève se poursuivra, rassure le Secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée.

L’autre problème évoqué par Soumah, c’est le fait que plusieurs syndicalistes et élèves soient mis aux arrêts par le gouvernement pour « trouble à l’ordre public, incitation à la violence et autres ».

 

Naby Camara