C’est un secret de polichinelle en Guinée. Chaque fois que l’opposition ou le Front National pour la Défense de la Constitution appel à manifester ces derniers temps, les populations de Conakry préfèrent se mettre à l’abri.
Ce mercredi n’a donc pas fait exception à la règle. Boutiques, magasins ont tiré le rideau, tan disque plusieurs marchés n’ont pas affiché leurs ambiances habituelles.
La route le Prince, foyer de la contestation au régime Alpha Condé est quasiment désert.
Le marché de Madina aussi, le plus grand du pays est resté fermé dans plusieurs endroits.
Des échauffourées comme ici ont éclaté dans plusieurs quartiers de la capitale entre jeunes manifestants et forces de l’ordre. Il y a eu plusieurs arrestations.
Par contre au centre ville de Kaloum, commune qui abrite le palais présidentiel, qui est disons-le ultra-sécurisée, les populations vaguaient à leurs occupations à la mi-journée.
Dans le pays profond, l’appel du FNDC a été simplement ignoré dans plusieurs préfectures. Il faut dire que des arrestations en série opérées par le régime Alpha Condé comme celle de la députée Djessira Traoré ne facilite pas aussi les choses à l’intérieur du pays. La peur est là.
Selon certains citoyens interrogés sur le sujet, la cherté de la vie se passe de tout commentaire en Guinée. Et tout naturellement, les populations qui vivent du jour au jour ne peuvent pas restées plusieurs jours à la maison, faute de quoi manger.
En attendant, tous les regards sont tournés vers le FNDC pour voir comment empêcher la tenue de ce scrutin avec la détermination du président Alpha Condé d’aller jusqu’au bout de sa logique de s’éterniser au pouvoir.
Ousmane Cissé