C’est un secret de polichinelle de dire que les relations entre Alpha Condé et le Président de la Guinée Bissau, Ummaru Cissoko Emballo étaient conflictuelles. A l’image de  Muhammadou Issoufou du Niger, de Macky Sall du Sénégal et d’intellectuels et patriotes, le chef de l’Etat de la Guinée voisine avait aussi demandé à Alpha Condé de ne pas briguer le troisième mandat.

Alpha Condé  a refusé et fermer unilatéralement les frontières avec ses voisins. Pourtant, plus de 300 km de frontière lie les deux Guinée, Conakry et Bissau.

Mais les révolutions sont contagieuses, dit-on. Peut être les coups d’Etat aussi, surtout en Afrique de l’Ouest. C’est certainement compte tenu de  ces paramètre que le le Président de la Guinée Bissau, Ummaru Cissoko Emballo, avait condamné le coup d’Etat qui a déposé Alpha Condé. Allant jusqu’à regretter et condamner les images du célèbre prisonnier guinéen qui ont circulé sur la toile.

Aujourd’hui, selon nos informations,  Ummaru Cissoko Emballo a mis en alerte maximum les forces de défense et de sécurité de son pays. La sécurité est renforcée à Bissau ainsi que le long de quelques 300 km qui séparent la Guinée Bissau de la Guinée-Conakry. Les états majors sont en alerte, histoire de prendre des précautions afin d’éviter le pire, dit-on.

Signe que  Ummaru Cissoko Emballo a peur de la contagion.  Le cas  du  Mali et de  la Guinée en Afrique de  l’Ouest, celui du Tchad, plus loin sur le continent, suffissent largement pour expliquer la peur bleue de Ummaru Cissoko Emballo, lui-même un ancien Général de l’armée Bissau guinéen.

 

Mohamed SOUMAH