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Education : les 10 587 enseignants contractuels boudent les écoles ce lundi 27 février

C’est en tout cas, le dernier développement du bras de fer qui oppose le gouvernement aux associations professionnelles de l’éducation. Ce, à trois mois des examens nationaux  qui démarre le  05 juin par l’examen d’entrée en 7è année pour s’achever le 20 juin 2023.

En effet, le  bureau exécutif de la coordination nationale des enseignants contractuels de Guinée et le collectif des professionnels de l’éducation ont annoncé une grève générale et  illimitée à compter du lundi 27 février 2023 sur toute l’étendue du territoire national.

Les associations  reprochent au gouvernement le non-respect  des engagements pris, notamment la non tenue de la promesse  du 03 janvier 2023  à l’endroit  des enseignants contractuels pour le payement de leurs arriérés de salaire de cinq (5) mois; la non prise en charge des enseignants contractuels mutés à Conakry et les non postés, entre autres.

Lisez plutôt…

« Considérant les intimidations et les menaces proférées à l’endroit des enseignants contractuels; le refus délibéré du gouvernement (Ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation et le Ministère de l’Enseignement Pré- Universitaire et de l’Alphabétisation) de lancer les négociations en dépit de la bonne volonté exprimée par les syndicats et la coordination nationale des enseignants contractuels de Guinée; suite au préavis de grève qui leur a été adressé le 06 février 2023; le manque d’action concrète allant dans le sens de la résolution de la crise; et le manque d’attention des autorités au premier mouvement spontané déclenché par les enseignants contractuels; le Bureau Exécutif de la Coordination Nationale des Enseignants Contractuels de Guinée et le Collectif des Professionnels de l’éducation invitent tous les enseignants contractuels de Guinée à observer ce mot d’ordre de grève en restant à leurs domiciles ».

Ce n’est pas tout car pour conférer au mouvement son caractère nationale, les contractuels demandent  le soutien de leurs ainés enseignants  titulaires dans leurs revendications.

En tout état de cause,  la coordination nationale des enseignants contractuels exige la prise en compte des enseignants contractuels mutés à Conakry, ceux des six sous-préfectures non enrôlés dans la préfecture de Siguiri, enrôlement des enseignants contractuels de Mamou, Télimélé, Dalaba  et des sous-préfectures de Labé et  la prise en compte des responsables à Nzérékoré.

Aux dires de la coordination des contractuels, au total, 10 587 enseignants contractuels sont sur le terrain depuis plusieurs années.

D’autres sources avancent le nombre  de 18 637 enseignants contractuels.

Cette grève intervient seulement à trois mois du démarrage des examens nationaux.

 

Mohamed  SOUMAH