Procès des événements du 28 septembre: les échos de la semaine avec les gardes du corps de Cellou Dalein Diallo
La journée du 15 Mai étant déclarée par le Barreau de Guinée comme une journée sans audience sur toute l’étendue du territoire national, votre quotidien en ligne se fait le devoir de se faire échos des audiences de la semaine dernière.
Ainsi, au cours de cette semaine, les gardes du corps du Président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo ont défilé à la barre.
Aux audiences criminelles du mardi, Abdoulaye Diallo qui n’est pas de la garde du patron de l’UFDG était au stade. Et quand les tirs ont commencé, il a réussi à quitter l’enceinte du stade. Dans le sauve qui peut, il sera arrêté par des militaires et jeté dans un camion, direction le camp de la garde présidentielle de Koundara au centre ville de Kaloum.
En compagnie d’une vingtaine de personnes, il raconte dans les détails, les pires atrocités qu’ils ont subi. Pas de manger, pas d’eau et chaque jour, » on nous versait de l’eau chaude ». Ce n’est pas tout car, chaque jour, les militaires » nous donnaient 50 coups de matraque chacun ». Entachés tous dans une pièce au niveau de l’étage, ils ont subi des traitements inhumains et dégradants avec l’accusé Paul Mansa Guilavogui, qui selon Abdoulaye Diallo était cruel dans les tortures. Pourtant, ce dernier avait déclaré qu’il était à Kankan aux moments des faits, faux rétorque la partie civile, Sergent Paul était bien présent.
Pendant cinq jours, ils étaient soumis à ces tortures. Il a fallu des négociations de sa famille avec son frère pour payer de l’argent avant qu’il ne soit libéré.
Abdoulaye 3 Bah, un des gardes du corps de Cellou Dalein Diallo a témoigné. C’est celui-là même qui a porté le leader Cellou Dalein Diallo au dos pour le sortir du stade avant de le mettre dans la voiture du Colonel Moussa Tiégboro Camara pour la clinique. A l’image de plusieurs manifestants, les gardes du corps ont été roués de coups, blessés et traînés dans le sang.
Abdoulaye 3 Bah a aussi porté de graves accusations sur l’ancien Ministre chargé des services spéciaux et la lutte contre la drogue et le grand banditisme. Si le Colonel Moussa Tiégboro Camara s’est présenté à la barre comme le sauveur des leaders politiques, le « sauveur » de Cellou le présente comme leur bourreau, celui-là qui a vu des militaires et bérets rouge les maltraités sans intervenir en leur faveur.
Aldjouma Diallo lui se présente comme le premier responsable de la garde civile privée de Cellou Dalein Diallo. Le matin, il accompagne le leader chez Jean-Marie Doré, puis direction le stade.
A l’image de plusieurs parties civiles dans ce procès, il affirme que les leaders furent empêchés par Colonel Moussa Tiégboro Camara de se rendre au stade, qui leur a dit de ne pas aller, ajoutant que s’ils partaient au stade, ce qu’ils verront, c’est ce qu’ils auront chercher.
Portés en triomphe par la foule, ils rentrent finalement au stade. C’est au moment où les leaders tenaient leur discours que les tirs ont commencé.
Des bérets rouges visiblement déchaînés viennent leur trouver au niveau de la tribune. Ils furent roués de coups, blessés et un garde du nom de Abdoulaye Sylla reçu une balle à la poitrine. Heureusement, il n’est pas mort. Il se trouve aujourd’hui en occident.
C’est sous l’effet de la douleur que Aldjouma Diallo fera le mort. En sang, il a reçu à quitter le stade.
Puis le récit de Mamadou Baldé, fraîchement rentré de l’occident, il partira du rond point du quartier Hamdallaye en groupe pour le stade. Ils observaient la prière sur le gazon une fois dans l’enceinte du stade avant l’arrivée des leaders politiques.Comme la version de plusieurs parties civiles et témoins dans ce procès, des tirs ont commencé au moment où les leaders tenaient leur discours. Dans ce sauve qui peut, il grimpa le mur pour tenter de quitter le stade. Il voit son bras cassé avant d’être récupéré par un militaire. Il sera roué de coups. Il se coucha finalement aux côtés des morts en faisant lui aussi le mort. Quand l’occasion se présente à lui, il est sorti par une petite porte du stade. Une belle âme qui l’ a vu en sang, le récupéra pour l’envoyer dans une clinique, non loin du stade. Sa famille viendra plu-tard le récupérer. Il ne demande pas de l’argent ou des dommages et intérêts, mais il demande que justice soit faite.
A la question de savoir s’il connaît le nombre de morts qu’il avait côtoyé au stade, la réponse est non.
Une compilation de
Almamy Kalla CONTE pour Guineelive