Les militants et sympathisants de la formation politique présidée par Cellou Dalein DIALLO étaient samedi 10 août 2024, en assemblée générale hebdomadaire à leur siège à la Minière.
Et comme il fallait s’y attendre l’avant-projet de la nouvelle constitution et la candidature du président de la transition, le général Mamadi Doumbouya aux prochaines élections présidentielles étaient, entre autres sujets inscrits à l’ordre du jour.
Le vice-président Kalémodou Yansané a notamment déclaré:
« La nouvelle Constitution guinéenne, en gestation depuis plus de trois ans, est désormais entachée de spéculations. Il semblerait que le président de la junte au pouvoir, Mamadi Doumbouya, envisage de se porter candidat aux élections. Nous ne pouvons tolérer de telles spéculations. Un serment est sacré. Le président a prêté serment et a affirmé, dans la charte, noir sur blanc, qu’aucun membre du gouvernement, y compris lui-même, ne se présentera aux prochaines élections. Il a réitéré à plusieurs reprises qu’il n’était candidat à rien. Inutile de spéculer. La parole d’un homme est sacrée. L’intégrité d’un homme se mesure à sa capacité à respecter ses engagements. La parole d’un homme est plus forte que lui-même. Croyez-moi, le président Mamadi Doumbouya n’a pas l’intention de briguer un quelconque mandat à la faveur des élections. Il n’a pas laissé entendre qu’il pourrait être candidat s’il y était autorisé ; il a affirmé qu’il ne le serait pas. Il est grand temps que nos cadres tirent des leçons de notre histoire passée. Qu’est-ce qui a provoqué les événements tragiques du 28 septembre 2009 ? C’est le fait qu’un jour, Moussa Dadis a promis d’abandonner son uniforme militaire pour se présenter. Que ces paroles résonnent dans des oreilles attentives. Nous demandons humblement aux dirigeants actuels de ne pas se plier à ce que le CNT prépare pour le peuple de Guinée. Nous espérons sincèrement que son engagement en tant qu’officier soit respecté et qu’il quitte ses fonctions avec dignité ».
À Propos le chef de la junte qui est à Kigali chez son conseiller officieux Paul kagame appréciera sans doute à son retour.
Alkhaly Condé