Trois ans après avoir renversé Alpha Condé, Mamady Doumbouya peine à tenir ses engagements.
Le 31 décembre 2024, le chef de la junte avait solennellement affirmé que toutes les élections se tiendraient en 2025. Pourtant, trois mois après le début de l’année 2025, les Guinéens attendent toujours des avancées concrètes.
Un calendrier électoral au point mort
Dans les engagements pris par Doumbouya, des étapes essentielles devaient être franchies dès le premier trimestre 2025. Or, à ce jour, aucune action tangible n’a été réalisée. Pire encore, la Constitution, censée être le socle du retour à l’ordre constitutionnel, reste inexistante. Quant aux autres promesses, elles semblent être reléguées aux oubliettes.
Face à cette impasse, le chef de la junte tente de rassurer l’opinion publique. Ce mardi 1er avril 2025, un lot de matériel électoral a été réceptionné à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré. Présentée comme une avancée dans le processus électoral, cette livraison ne suffit pourtant pas à dissiper le scepticisme ambiant.
Amara Camara qui semble être désormais le rempart du chef de la junte était ce même mardi à la télévision nationale pour lire le décret du Général Mamadi Doumbouya fixant la date du référendum constitutionnel au dimanche 21 septembre 2025.
Une communication qui peine à convaincre
La cérémonie de réception du matériel électoral s’est déroulée en présence des proches du pouvoir, qui ont multiplié les discours sans pour autant répondre aux préoccupations majeures des citoyens. L’annonce est perçue par beaucoup comme une manœuvre dilatoire visant à calmer les inquiétudes sans offrir de garanties concrètes sur la mise en œuvre effective du processus électoral.
De promesse en promesse, les Guinéens s’interrogent : Mamady Doumbouya tiendra-t-il enfin parole, ou assistera t-on à une nouvelle tentative de gagner du temps ? En attendant, le doute s’installe et la patience des citoyens semble atteindre ses limites.
Alkhaly Condé pour Guineelive.com