Le moins que l’on puisse dire, c’est que le combat contre les détournements de deniers publics lancé en fanfare par le chef de la junte semble connaitre un coup d’arrêt.
Un dicton populaire nous enseigne à propos ‘’ un bon conseil doublé de mauvais examen vaut mieux le silence’’.
Aucune trace de la nouvelle constitution pourtant après le coup d’état du 5 septembre 2021, le CNRD avait mis en place le Conseil national de la transition de Guinée fin 2021 et Dr Dansa Kourouma est devenu le président de ladite institution le 22 janvier 2022. Depuis, aucune trace de la nouvelle Constitution.
Au sein du Conseil National de la Transition, deuxième institution de la transition après le CNRD, c’est la confusion totale. Outre le détournement des deniers publics, le Secrétaire général du Conseil National de la Transition se fixe désormais pour objectif l’évaluation des fonctionnaires parlementaires. Une mesure qui est loin de faire l’unanimité. Et pour le faire savoir, Mercredi 2 avril 2025 plusieurs agents se sont mobilisés dans l’enceinte du Palais du peuple, siège de l’institution parlementaire pour dire NON à l’opération qui cherche plus à bloquer les maigres salaires que de rationaliser les dépenses.
En tout cas, le syndicat des travailleurs qui dit ne pas être opposé à l’évaluation des fonctionnaires parlementaires pour corriger les insuffisances, soupçonne Dr Dansa Kourouma de vouloir mettre fin aux relations de travail entre les travailleurs et l’institution parlementaire pour des raisons que les travailleurs ignorent alors que certains sont dans la boite depuis plusieurs années voir des décennies.
Le président du CNT, Dr Dansa Kourouma lui se trouve à l’étranger depuis plusieurs jours peut être pour une mission officielle.
En tout cas, au mois de Ramandan, Dansa Kourouma était en tournée de sacrifices et rupture collective du jeune dans les communes de Conakry. Difficile de dire d’où venait l’argent qui fut sacrifié au mois saint de Ramadan.
Pendant ce temps, la grogne monte au sein du parlement de transition sur les supposés cas de détournements de deniers publics. Lors du rassemblement des travailleurs parlementaires ce mercredi 2 avril dans la cour de l’institution pour protester contre une décision du Secrétariat général du Conseil, des dysfonctionnements dans le fonctionnement de l’institution parlementaire ont été dénoncés dans une note explicative allant de : l’absentéisme prononcé d’une partie significative du personnel, le pléthore des travailleurs sous-employés dont la présence n’a pas d’impact visible sur le fonctionnement de l’administration parlementaire, mais aussi une qualité insuffisante de l’accompagnement fourni aux conseillers nationaux.
Les travailleurs parlementaires y voient derrière le recensement prôné par l’institution, une tentative d’étouffer « un présumé détournement de plusieurs milliards GNF » portant sur les primes des fonctionnaires parlementaires.
Les montants incriminés selon les travailleurs grognards avoisineraient 200 millions GNF pris sur chaque travailleur, pour un total de près de 1 000 travailleurs, accuse les travailleurs grognards. Pendant ce temps, Dansa Kourouma ne cesse de se montrer généreux à travers Conakry à l’occasion du mois saint de Ramadan, alors que les travailleurs qui ont fait de lui Président tirent le diable par la queue.
Pour le moment, ni l’inspection générale d’Etat, ni l’agent judiciaire de l’Etat, ni la Cour des Comptes encore moins la Cour de Répression des Infractions Economiques et Financières qui sont compétents en la matière ne sont saisis.
Faute d’avoir de solution avec le président du CNT, les travailleurs parlementaires aux dernières nouvelles prévoient une manifestation dans les jours à venir devant le Palais Mohamed V pour attirer l’attention du chef de la junte Mamadi Doumbouya sur comment l’argent du contribuable est utilisé au sein du CNT.
En tout état de cause, l’histoire reste le meilleur Juge. Aujourd’hui l’ancien Président du parlement guinéen Amadou Damaro Camara croupit en prison pour avoir utilisé l’argent du contribuable guinéen à ses propres « faim ». Il ne sera donc pas exagérer de dire que l’histoire donnera à voir un jour où Dr Dansa Kourouma va répondre également de ses actes.
En attendant la nouvelle constitution trois ans après l’institutionnalisation du CNT, il faut dire que l’argent du contribuable guinéen divise profondément au sein de l’institution parlementaire.
Tout naturellement, Guineelive suit le dossier pour vous
