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Guinée : le grand déballage des ordures…

Le 15 mai est retenu en Guinée comme le début de la saison pluvieuse. Une saison qui dure six mois au moins voir plus dans certaines régions de la  Guinée. Et les premières pluies commencent déjà à tomber et à faire des dégâts.

Seulement voilà, malgré la création des structures parfois parallèles chargés de nettoyer la ville de Conakry, la capitale, il faut dire que la capitale guinéenne reste sale, très sale.

Ces structures ont pour nom le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, l’Agence Nationale d’assainissement, le Gouvernorat de la ville de Conakry, les communes de Conakry qui passent de cinq communes à 13 désormais sous le magistère du chef de la junte, Mamadi Doumbouya. Sans aucune étude de faisabilité encore moins de précautions. Ne parlons même pas de services y afférent à cet effet.

Ce n’est pas tout car il y a aussi des PME (petites et moyennes entreprises chargés de collecter les ordures) sous la coupe des communes et quartiers. Il y a également la société Turque  Albayrak qui nettoie certaines grandes artères de la capitale.

Excusez du peu,  la liste des structures parfois parallèles  pour nettoyer Conakry est longue.

De l’argent, il y en a également qui coule à flot. Le tout pour que Conakry soit propre.

Conakry, c’est de cette ville qu’il s’agit puisque l’intérieur du pays ne semble pas intéressé les autorités. Que le pays profond soit propre ou pas, les promesses et autres déclarations fallacieuses sur le sujet, se font dans la capitale et c’est tout.

Seulement voilà, la capitale guinéenne reste sale, très sale.  Des montagnes d’immondices se forment partout. Et cela n’émeut personne.  Il suffit simplement pour les étrangers de descendre de l’avion et fouler le sol guinéen pour se rendre à l’évidence.

L’ aéroport Ahmed Sékou Touré avec la désormais la société Albayrak n’est pas en reste. Les ordures sont partout. Il est même à se demander si ces structures étatiques, privés ou parallèles cités plus haut  existent et travaillent. La préoccupation majeure, c’est comment piquer l’argent du contribuable guinéen, c’est tout. Pour le reste, ce sont des discours et autres déclarations des autorités. Une façon de faire comprendre que ça travaille, que la refondation est en marche. Pauvre de nous.

Les caniveaux existent certes, mais les ordures ont fait qu’il est difficile pour ne pas dire impossible de s’en rendre compte. Des tas d’immondice sont partout.

Alors avec le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, l’Agence Nationale d’assainissement, le Gouvernorat de la ville de Conakry, les 13 communes de Conakry sous le magistère du chef de la junte, les quartiers et secteurs, il est à se demander où va l’argent injecter dans la collecte, la gestion et le traitement des ordures pour rendre la Guinée, pardon Conakry propre ?

En attendant d’avoir des réponses à ces questions, il faut dire que les grandes pluies commencent à faire des dégâts. Ce, aussi bien dans les préfectures du pays profond que dans la capitale Conakry.

Ce sans que les autorités de la junte occupée au projet Simandou 2040 ne s’émeuvent. Mais pour combien de temps encore puisque les pluies ont commencé ?  Peut-être en attendant le chaos…

 

Mohamed SOUMAH