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Guinée : des forages partout à Conakry et quelles conséquences pour l’avenir ?

Forage signifie action de forer ou le résultat de cette action ou encore creuser un orifice dans une matière rigide, selon le  dictionnaire français. Mais le faire obéi à des règles strictes.

Faute de l’eau potable dans la capitale guinéenne, la SEG (société des eaux de Guinée) ne parvenant pas à fournir dans les menaces de l’eau potable dans un pays considéré comme le château d’eau de l’Afrique de l’ouest, les plus nantis se livrent à creuser des forages pour leurs familles et les voisins, la solidarité oblige.

Toutefois, le travail n’est pas encadré, c’est l’anarchie totale dans le forage à Conakry, ses environs et dans le pays profond.

Face à cette situation, ils sont nombreux ceux qui se demandent le travail réel du Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique.

Dans les quartiers comme Lambadji, Kipé, Cosa, Koloma, Dabompa ; Lansanaya, Cimenterie pour ne citer que ces quelques quartiers situés en hauteur et dans la banlieue de Conakry, malin celui qui dira le nombre de forages dans ces zones.

Dans certains quartiers, vous pouvez voir plusieurs forages dans un périmètre de quelques dizaines de mètres.

Nombreux sont les quartiers de la capitale guinéenne qui ne connaissent plus l’eau de robinet ou de la pompe, puisque depuis plusieurs années, ce sont des forages qui remplacent l’eau de robinet. Ce, au vu et au su de tout le monde.

Si autrefois les plus nantis prenaient des bidons vides dans des véhicules pour faire le tour de Conakry à la recherche de l’eau potable, ce n’est plus le cas à présent.

Des familles cotisent de l’argent pour faire un forage dont le prix varie entre 25 et 35 millions, selon la profondeur et les milieux.

Pourtant les scientifiques selon nos sources sont formels. Ces forages dans chaque carré de la capitale guinéenne ne sont pas sans conséquence sur le cadre de vie et l’environnement. Un encadrement s’avère nécessaire pour préserver la Guinée.

Curieusement face à cette situation sérieuse, aucune autorité ne lève le petit doigt pour parler de la réglementation des forages dans la capitale guinéenne. Chacun fait ce qu’il veut, pourvu qu’il soit nanti puisqu’il faut des moyens pour creuser un forage dont les moyens ne sont pas à la bourse du guinéen moyen.

Ni le Premier Ministre encore moins le Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique ne parle. Ce, pour le plus grand malheur des Guinéens qui voient ainsi leur avenir sans lendemain par faute d’une gouvernance bancale et immature.

A ce jour, malin celui qui dira le nombre de forage à Conakry et ses environs alors qu’il y a bien un Ministre en charge de l’Energie et de l’Hydraulique. Tout porte à croire que ce département n’attend que le prix des factures distribués par EDG et la SEG

En attendant qu’il ne soit trop tard, il est temps et grand temps pour les autorités de la junte de prendre le problème à bras le corps afin d’éviter le pire dans un avenir proche, selon les scientifiques.

 

Mohamed SOUMAH