Le moins que l’on puisse dire, c’est que la grève des avocats pour protester contre l’enlèvement et la torture infligée à l’ancien bâtonnier, Me Mohamed Traoré n’est pas sans conséquence sur le fonctionnement des juridictions. Il en est de même que des dossiers pendant devant les juridictions à travers tout le pays.
Sur le sujet, il faut dire que des tractations se poursuivent en coulisse pour mettre fin à la grève. Seulement voilà, entre les avocats inscrits au Barreau de Guinée et le Ministère de la Justice, ce n’est toujours pas le parfait amour. Des désaccords sont nombreux entre ces acteurs de la chaine pénale.
Des divergences portant sur plusieurs dossiers dont les avocats se sentent cloués au pilori par le département en charge de la justice.
Pour le dire en un mot comme en mille, le cas de Me Mohamed Traoré a été la goutte d’eau qui aura débordé le vase.
Conséquence de cette situation, plusieurs dossiers sont renvoyés à la mi-juillet, faute d’avocat dans les cours et tribunaux.
Pourtant, les vacances judiciaires instituées en Guinée sous le magistère du Président Alpha Condé pointent à l’horizon.
Ces vacances démarrent au mois d’août pour prendre fin pratiquement au mois de septembre. Pour le dire en un mot comme en mille, les audiences ne reprendront le cours normal qu’au mois d’octobre prochain.
La vie des citoyens qui croupissent en prison ainsi que les intérêts du contribuable guinéen devant les juridictions à n’en pas douter prendront un sérieux coup.
Ousmane CISSE
