Le moins que l’on puisse dire, c’est que la date du 14 juillet 2025 restera à jamais gravée dans la mémoire des Guinéens. Difficile pour le moment de dire avec exactitude le volume de pluie qui est tombé ou enregistré, faute de statistique de la direction nationale de la météorologie. La seule certitude, c’est que les quartiers de Conakry et les préfectures environnantes sont restés dans l’eau. Tuant plusieurs personnes. Mais aussi des dégâts matériels restent considérables, même si le gouvernement de Bah Oury n’est pas encore pressé pour dresser le bilan humain et matériel.
En tout cas dans les pays qui se respectent, c’est le gouvernement qui sort l’artillerie lourde pour dire aux populations ce qui s’est passé réellement.
Et de toutes les zones touchées, figure en bonne place le quartier de Dar-Es-Salam où se trouve le dépotoir central de Conakry depuis les années 1960. Ce quartier et ceux qui l’entourent ont vu des glissements de la décharge avec des ordures nauséabondes et autres immondices qui sont tombées dans les maisons et les concessions. Pour le dire en un mot comme en mille, les pieds sont dans l’eau.
Avec des auteurs nauséabondes, l’atmosphère irrespirables, ils sont nombreux les citoyens qui rappellent au Premier Ministre Bah Oury, sa promesse. Surtout en cette journée du 15 juillet avec la météorologie qui ne semble pas s’améliorer ce matin.
Pour rappel à la tombée des premières pluies sur Conakry, Bah Oury avait déclaré que ce dépôt central de Conakry n’avait pas sa place en plein centre de la capitale. Mais plusieurs semaines après, Bah Oury, plutôt son gouvernement n’a rien fait pour débarrasser ce quartier des immondices, des ordures et la décharge qui date des années 1960.
Bah Oury doit respecter sa promesse pour déplacer cette décharge, fulmine plusieurs citoyens ce 14 juillet et le lendemain. La parole donnée est sacrée, souligne une vieille femme qui parle de la situation des enfants avec des odeurs nauséabondes. Nous avons enfermé nos enfants dans nos enfants, les déplacements sont très difficiles avec des ordures et des eux souillés, renchérie une femme.
En parlant du respect de la parole donnée, il faut dire que la Guinée, pardon les dirigeants Guinéens considèrent très peu les promesses et la parole donnée est balayée d’un revers de la main comme si de rien n’était.
Pourtant, les pluies diluviennes du 14 juillet rappellent bien à Bah Oury que les ordures accompagnées des odeurs nauséabondes sont bien visibles et sentis par les populations ce matin du 15 juillet malgré les promesses du Premier Ministre.
En attendant la tenue de la promesse du chef du gouvernement, il faut dire que les ordures et les immondices restent toujours les compagnons fidèles des habitants de plusieurs quartiers. Mais pour combien de temps encore avec ces pluies diluviennes qui semblent avoir pris la Guinée en otage ?
Amadou Oury Bah, le premier Ministre et chef du gouvernement, nous en dira peut-être quelque chose dans les prochains jours.
Ousmane CISSE
